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San Francisco – Long Beach : 503 km
Long Beach - Las Vegas : 458 km
Las Vegas – Chicago : 2896 km
Chicago – New York : 11144 km
Décalage horaire Côte Ouest: -9
Décalage horaire Côte Est: -6


Ils sont fous ces Américains ! Je pense qu’il est en fait impossible de saisir pleinement le sens du mot « démesure » tant que l’on n’a pas visité ce pays, qui est à mes yeux le champion du monde de la folie. Et la chance ne m’ayant pas abandonné cette semaine j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises, comme vous allez pouvoir le constater rapidement, de côtoyer une population de marginaux qui ont fait de l’excentricité une religion, de me promener dans des décors qui forcent à se demander jusqu’où peut aller le délire de l’artiste ou de l’architecte lorsqu’il s’agit de repousser les limites du possible en termes de constructions humaines, ou encore de sombrer moi-même dans une douce folie en prenant la folle décision de traverser les Etats-Unis, de Las Vegas à New York, par la route et en bus. Folie, démesure, originalité, marginalité, excentricité, parfois débilité… J’ai donc eu la chance au cours de ces derniers jours de pouvoir revisiter tous ces concepts et j’en suis absolument ravi car toutes ces expériences ont constitué en quelques sortes le feu d’artifice de découvertes qui est venu clôturer en beauté mon tour du monde, l’un des voyages les plus beaux et les plus fantastiques qu’il soit possible d’imaginer.

Car oui cette semaine a encore été à de nombreux égards de grande qualité. Mais cela ne fut toutefois pas gagné d’avance car, avant de devenir exceptionnelle, elle a bien mal commencé. C’est en effet seul que j’ai passé une bonne partie de ma journée du dimanche à me promener dans les rues embrumées de San Francisco avant de dîner, cette fois-ci en tête-à-tête avec ma pizza, dans le loft dans lequel j’étais hébergé. Car après m’avoir planté le vendredi soir avant de sortir seule de son côté samedi soir, Maud a eu l’idée assez peu conviviale de s’enfermer dans sa chambre pendant une majeure partie de la journée, puis d’assister toujours seule à une séance de yoga, et enfin de se rendre avec son coloc’ à un dîner entre Français auquel elle n’a pas jugé bon de me convier. Si on rajoute à ça sa mauvaise humeur et son absence de dialogue on a enfin tous les éléments pour se faire une représentation mentale assez précise du tableau. Du coup, comme je ne suis dans le fond pas complètement con (non, pas complètement !), j’ai fini par comprendre au bout de 3 jours que ma présence chez elle n’était clairement pas désirée et qu’il valait mieux pour tout le monde que je parte au plus vite. C’est la raison pour laquelle j’ai du trouver en urgence lundi matin un hôtel de backpackers afin de pouvoir y passer mes deux dernières nuits californiennes. Ca tombait très bien car j’étais crevé, je commençais à tomber légèrement malade, je n’avais qu’une envie après 8 mois à galérer au quotidien pour savoir où j’allais dormir le soir même c’était de me retrouver sans solution d’hébergement dans une ville où tout est hors de prix, et en plus, pour couronner le tout, cela est arrivé au moment où je commençais à devenir vraiment très juste financièrement… Mais bon, ça fait aussi partie des aventures du voyage et c’est ce genre de plans moisis qui permettent d’améliorer de jour en jour ses capacités d’adaptation et de gestion de situations peu évidentes. Je vais malgré tout en profiter, avant de clore le chapitre à ce sujet, pour faire une remarque d’ordre général : si vous n’avez pas envie d’accueillir des gens chez vous, ou que vous ne vous sentez pas capables d’assumer leur présence, ne leur proposez pas de venir passer quelques jours dans votre appart’ ! Certes ça part d’une bonne intention mais au final la situation devient rapidement pénible pour tout le monde et cela peut mettre en péril votre amitié avec celui que vous aviez pourtant initialement convié. Donc le plus simple est de se contenter de voir l’autre de passage autour d’un verre ou d’un dîner, afin de lui éviter de le faire pâtir de votre mauvaise humeur et de le contraindre à trouver en urgence des solutions bancales de repli qui lui gâcheront son séjour dans votre ville. Voilà, fin de la parenthèse moralisatrice et retour à des sujets plus gays (le terme est choisi volontairement, vous allez rapidement comprendre pourquoi !).

Heureusement c’est dans une auberge assez confortable, mais surtout idéalement placée à seulement quelques dizaines de mètres de Union Square, que j’ai fini par prendre mes nouveaux quartiers pendant la journée du lundi, et c’est depuis cet établissement chaleureux que je me suis ensuite mis en route lundi en début d’après-midi pour Castro, l’un des quartiers les plus incroyables de San Francisco, de la Californie, ou même des Etats-Unis. Comment expliquer… Il s’agit en fait d’une sorte de territoire indépendant dont tous les codes, qu’ils soient sociaux, religieux ou politiques, sont régis par un seul et unique concept : l’homosexualité ! C’est irréel, on se retrouve en effet plongé après une petite demi-heure de marche dans une sorte de paradis gay dans lequel l’hétéro de base est dévisagé par la population locale comme un député le serait par le reste de l’assemblée s’il débarquait en survêtement rose fluo et avec de grosses chaînes en or dans l’hémicycle ! C’est donc au milieu des petits couples 100% masculins, des beaux mâles totalement maniérés qui promenaient leur petit chien en laisse au beau milieu de l’après-midi, des bodybuilders qui sortaient de leur club de gym où ils avaient passé l’heure précédente à sculpter encore un peu plus leur pectoraux pour faire plaisir à bichon qui les attendaient sagement à la maison, ou encore des collectifs de défense des droits des homos qui sensibilisaient les passants sur le fait qu’apparemment il serait encore légal dans 29 états du pays de renvoyer quelqu’un de son boulot en raison de ses orientations sexuelles, que j’ai flâné le nez au vent et les fesses serrées ! Mais ce qui reste le plus impressionnant à Castro c’est l’imagination des commerçants du quartier pour rendre encore plus typique cette partie de San Francisco qui l’est déjà par nature totalement. On peut ainsi y trouver un restaurant baptisé « The Sausage Factory », un magasin de vêtements nommé « Does Your Mother Now », une librairie dans laquelle je suis tombé sur ce livre magique « Is your cat gay ? », une palanquée de sex-shops dont les vitrines sont ornées de gadgets caoutchouteux et énormes en tout genre, ou encore une boulangerie, et ça c’est ma préférée, dans laquelle on peut acheter des sucettes en chocolat en forme de… c’est bon, ça va, je ne vais pas en plus vous faire un dessin !

Et c’est donc après avoir passé une bonne partie de l’après-midi dans ce temple de la liberté et de la tolérance que je suis rentré vers mon nouveau chez moi ou les clodos ont cette fois-ci remplacé les homos dans le paysage environnant. L’atmosphère y était certes différente mais question folie suprême les tarés du coin n’avaient rien à envier à leurs copines en jupettes car parmi les exemples les plus beaux d’atrophiés du cerveau que j’ai eu la chance d’admirer j’ai entre autres eu le droit à un vieux clochard qui caressait avec amour un pigeon mort, à un autre incontinent qui venait de se pisser dessus mais que ça n’avait visiblement pas l’air de déranger beaucoup plus que ça, à un croate en surcharge éthylique qui engueulait copieusement l’homme invisible, à un travelo gothique d’1m90 vêtu d’une grande robe en dentelle noire qui se promenait en plateform shoes, à toute une bande de paumés qui jouaient aux échecs dans la rue en fumant le plus tranquillement du monde la marijuana qui est légale en Californie à partir du moment où elle est prescrite pour raison médicale, ou encore à un Chinois qui se prenait certainement pour le Michael Jackson de Shanghai en dansant tout seul et sans musique au milieu de la chaussée ! Et le pire c’est qu’au bout de quelques jours passés dans cet environnement hostile pour tous les bien-pensants prôneurs d’une société saine de corps et d’esprit on finit par s’habituer à tous ces ovnis descendus sur terre pour nous divertir, et qu’on en arrive presque même à un stade où on ne les remarque plus ! C’est donc totalement décontracté et à l’aise que j’ai slalomé entre les fous en fin de journée pour retrouver Abi, une Brésilienne que j’avais rencontré lors de mon séjour précédent à San Francisco et avec qui j’avais décidé de passer la soirée. Et là, alors que je pensais que j’en avais fini avec les bizarreries au moins jusqu’au lendemain matin, elle a décidé après le dîner, et pour une raison qui m’a je l’avoue quelque peu échappée, de me tirer les cartes… Alors, que tout le monde se rassure, mon avenir semble aussi rose fluo que le survèt’ du parlementaire cité précédemment car il semblerait que je m’apprête à devenir riche, célèbre, beau comme un Dieu (non, ça elle ne m’en a pas parlé mais ça me faisait plaisir d’espérer quand même encore un peu !), et je devrais en plus de tout ça vivre prochainement une histoire d’amour extraordinaire. En gros je suis censé devenir à court-terme le personnage principal d’un nouveau dessin animé de Walt Disney !

Après cette soirée à peu près aussi folle que la journée qui l’avait précédée, j’ai choisi le lendemain de me livrer à des activités plus calmes et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me rendre à pied au Golden Gate Bridge, situé à une bonne douzaine de kilomètres de mon palace pour routards. Cette balade m’a donc vu traverser une bonne partie de la ville en empruntant les rues à pic si caractéristiques de la ville de San Francisco, afin de me rendre dans un premier temps à Fisherman’s Wharf d’où je me suis ensuite dirigé vers le pont le plus célèbre du monde en longeant la côte. Et j’ai en plus eu une chance inouïe ce jour-là car, en raison des nuages qui avaient décidé d’envelopper la partie supérieure des pylônes rouges de cet ouvrage magnifique, le tableau avait un côté mystique qui donnait une toute autre dimension à ce panorama déjà exceptionnel. Mais en termes de surprise j’allais rapidement passer au niveau supérieur, et bien supérieur, et ce dès le lendemain car c’est en effet mercredi matin que je me suis mis en route pour la ville la plus déjantée du monde : Las Vegas !

Après un court trajet en avion, au cours duquel j’ai effectué une escale de quelques dizaines de minutes seulement à Long Beach, je suis donc arrivé dans la ville du vice, du jeu, du scandale et de la luxure. Et très rapidement j’ai pu avoir un premier aperçu de cet oasis artificiel créé de toutes pièces par une bande de malades mentaux visionnaires qui ont quand même eu un jour l’idée incroyable d’implanter cette ville irréelle en plein milieu d’un désert franchement hostile, constitué de canyons et de caillasses qui ne donnent pourtant pas vraiment envie de traîner trop longtemps dans les parages. Mon hôtel était en effet à un prix qui défiait toute concurrence, surtout lorsque l’on sait qu’il était en plus équipé d’une piscine tout à fait correcte et d’un jacuzzi, mais le revers de la médaille c’était sa situation, à perpète du centre. J’ai par conséquent dû traverser toute la ville avant de pouvoir l’atteindre, mais heureusement c’est dans un taxi collectif que j’ai effectué le trajet depuis l’aéroport. Celui-ci m’a néanmoins déposé à une bonne dizaine de minutes à pied de ma destination finale, et lorsque l’on sait qu’il faisait 41° ce jour là on comprend mieux pourquoi j’étais au bord de la déshydratation quand j’ai fini par m’écrouler dans le hall d’accueil de ma nouvelle demeure ! La soirée qui suivit fut donc très calme et je ne suis ressorti que pour aller dîner sur Fremont Street, cette artère bordée de casinos cheaps à côté de laquelle je logeais.

Ce n’est en fait que le lendemain matin que je me suis rendu sur le Strip, nom donné à l’avenue principale sur laquelle se trouvent tous les casinos les plus connus de la planète. Et là j’ai assisté à l’un des spectacles les plus impressionnants qu’il m’ait été donné d’admirer jusqu’à présent : la folie et le génie mariés à la perfection pour donner un cadre de divertissements pour adultes qui dépasse l’entendement. Chaque établissement de jeu surpasse en effet son voisin par son inventivité et par le luxe qui se dégage à la fois de son architecture et de ses décorations, et c’est la raison pour laquelle des dizaines de milliers de personnes perdent dans ces endroits toute notion de rationalité pour vivre pendant quelques jours uniquement pour le jeu, les spectacles et la fête. C’est donc ce que j’ai pu constater en me rendant successivement au Venetian, hôtel qui a quand même réussi l’exploit de reconstruire à l’identique le Palais des Doges, au Ceasar’s Palace, qui est certainement l’hôtel le plus immense et le plus grandiose qui ait jamais été bâti, au Bellagio, au Luxor, au New York-New York, ou encore au Paris, qui a lui reproduit une Tour Eiffel absolument pas miniature du tout qui, du haut de ses 100 et quelques mètres, surplombe à la fois l’Arc de Triomphe, l’Opéra Garnier et le musée d’Orsay. Les thèmes de chacun des établissements sont ainsi respectés avec le plus grand des sérieux, mais principalement dans leur apparence extérieure car une fois à l’intérieur ils se ressemblent tous avec leurs milliers de machines à sous, de tables de jeux et de petites vieilles ultra-concentrées qui dépensent leurs maigres économies dans ces machines de malheur. Car oui, je ne voudrais surtout pas jouer ma sucrée puritaine, mais je déteste cette ambiance pour moi malsaine dans laquelle l’addiction au jeu provoque la ruine de milliers de personnes influençables qui ne mesurent pas la gravité des conséquences de leur vice. Je haïssais d’ailleurs les jeux d’argent et l’ambiance des casinos bien avant de venir à Las Vegas, mais mon court séjour dans cette ville a eu le mérite de me confirmer que j’avais véritablement en horreur les personnes qui s’enrichissent de manière hallucinante sur le dos de ces blaireaux de joueurs. C’est la raison pour laquelle j’ai d’ailleurs détesté l’ambiance qui y régnait, tout en étant en même temps fasciné par cette démesure et ravi d’avoir eu la chance au moins une fois dans ma vie de pouvoir assister à ce spectacle permanent aussi gigantesque qu’hallucinant. En revanche ce que j’ai adoré c’est l’univers qui existe en dehors des salles de jeu, univers mêlant le kitsch au trash en passant par le beauf et le choc ! Entre les dizaines de petites chapelles dans lesquelles il est possible de se faire marier par Elvis en personne, les spectacles de strip-tease proposés par centaines par une armée de Mexicains qui distribuent des prospectus dans la rue, ou les sosies de personnes célèbres qui gagnent leur vie en se faisant prendre en photo par les touristes de passage, on se retrouve plongé dans un monde parallèle dans lequel la normalité n’existe pas et laisse place à un émerveillement permanent qui est tout simplement fascinant ! Et c’est d’ailleurs ce dont nous avons pu discuter assez longuement avec Raph et Audrey, un couple d’amis de Reims (oui, on est très internationaux dans cette école !) en vacances dans cette partie des Etats-Unis pour trois semaines avec qui j’ai dîné avant d’aller prendre quelques verres dans les bars de deux ou trois casinos situés sur le Strip.

J’ai donc à la fois adoré et détesté cette expérience unique à Las Vegas, mais il faut bien reconnaître que j’étais ravi de ne pas y rester plus de deux jours et que c’est avec un grand plaisir que j’ai repris mon sac pour quitter la ville. Pourtant tout n’allait pas être totalement confort et glamour au cours des heures qui allaient suivre, et même loin de là, car c’est à 5h du mat’ que je suis parti vendredi pour un trajet en bus de 60h jusqu’à New York, avec un passage rapide par Chicago… Non non, il ne s’agit pas d’une faute de frappe, il faut bien près de 60h (58 très précisément) pour traverser ce pays immense par la route ! Alors je vais être sympa et je vais vous épargner les détails précis de ma traversée du Nevada, de l’Utah, du Colorado, du Nebraska, de l’Iowa, de l’Illinois, de l’Indiana, du Michigan, de l’Ohio, de la Pennsylvanie et du New Jersey, ainsi que ceux concernant mes escales à Grant Junction, à Denver, à Omaha, à Chicago, à Cleveland, à Pittsburgh et à Newark, car je ne voudrais pas que vous viviez le même calvaire que celui que j’ai vécu ! J’avais pourtant choisi cette option en me disant que ce dernier gros challenge au cours de mon tour du monde allait me permettre de découvrir les Etats-Unis d’une manière originale et intéressante… Alors en ce qui concerne l’originalité pas de problème, tout y était : les clodos qui fuyaient la côté ouest parce qu’ils avaient été expropriés de leurs logements, les vieux fous qui parlaient tout seuls, les racailles qui emmerdaient tout le monde, le taré de service qui commentait absolument TOUT ce qu’il faisait même quand il allait aux toilettes, le bus inconfortable au possible et sans télé qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à un fourgon carcéral avec sa porte grillagée qui empêchait d’accéder à l’avant du véhicule et ce afin de garantir la sécurité du chauffeur, ou encore les escales innombrables au cours desquelles nous devions à chaque fois récupérer toutes nos affaires avant d’embarquer à bord d’un autre bus. En revanche question intérêt de l’expérience le bilan est beaucoup plus mitigé. En effet, la constatation principale de cette expérience de 60 heures c’est que les Etats-Unis c’est grand. Les Etats-Unis c’est grand et puis les traverser par la route c’est long. Les Etats-Unis c’est grand, les traverser par la route c’est long et puis surtout c’est chiant ! Car là où je m’attendais à contempler des paysages sublimes je suis tombé sur des milliers de kilomètres de traversée de champs sans aucun intérêt dont je me serais en fait volontiers passés. Alors certes le début du voyage fut impressionnant avec un passage rapide dans le désert, mais après seulement deux ou trois heures de route la monotonie a fait son apparition et je me suis ensuite emmerdé comme un rat mort jusqu’à mon arrivée à New York où j’ai posé le pied à bout physiquement, après trois nuits quasi-blanches consécutives et trois jours le cul vissé sur un siège inconfortable que j’aurais volontiers balancé par la fenêtre sale contre laquelle j’essayais tant bien que mal de m’assoupir une fois de temps en temps !

Mais au moins j’ai aujourd’hui la satisfaction d’avoir réalisé un nouvel exploit quasi-sportif, certainement le dernier de ce voyage extraordinaire qui m’aura mené aux quatre coins du monde, et c’est avec une certaine fierté que je suis capable de dire que oui, j’ai traversé les Etats-Unis par la route, et que oui, je sais maintenant très bien ce que c’est que l’Amérique profonde ! En tout cas je pense que ma résistance physique et mentale a été mise à rude épreuve au cours de ce périple et que cela m’a permis de combattre encore un peu plus les démons de mon impatience tout en me permettant de prendre le temps de continuer à réfléchir sur les bienfaits de ce voyage, et ce grâce aux longues heures que j’avais à tuer au milieu des tarés. Donc si c’était à refaire clairement je ne le referais pas mais au moins j’ai la satisfaction d’avoir réalisé un exploit hors du commun, et l’essentiel c’est quand même que j’ai aujourd’hui le sentiment d’en être ressorti grandi !