Menu:

 Thaïlande


Bangkok – Chiang Rai : 687 km
Chiang Rai – Mae Sai – Chiang Rai : 116 km
Décalage horaire : +6


Sir Rudyard Kipling peut reposer en paix, Mowgli n’est pas mort ! C’est en effet depuis le fin fond de la jungle thaïlandaise, dans un village sans électricité et sans eau courante, coincé entre des montagnes et des ruisseaux, que je rédige ce nouveau chapitre de mon voyage. Je n’ai pas encore été adopté par une panthère mais entre mes grimpettes dans les cocotiers, mes tressages de toits en osier, mes constructions de murs en cailloux, mes découpages de noix de coco à la machette, mes repas à base de fruits cueillis dans les arbres avoisinants, mes bains dans la mare qui sert d’abreuvoir à un troupeau de vaches et mes nuits passées à même le sol dans une hutte en bambou je pense que je ne vais pas tarder à me transformer en enfant sauvage capable de communiquer avec les animaux de la jungle !

Mais avant ce grand plongeon dans un univers totalement opposé à celui dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, j’ai goûté encore une fois dimanche dernier aux charmes des grandes mégalopoles. Après avoir passé une bonne partie de la matinée à discuter nous avons en effet décidé avec Mançou de partir effectuer quelques achats pour organiser ma survie dans le monde hostile qui allait m’accueillir, puis nous avons déjeuné dans un petit resto très sympa situé en plein cœur de Patpong. Malheureusement la suite de cette journée fut nettement moins agréable car elle fut ponctuée par son retour à Singapour, où elle devait reprendre son job dès le lundi matin. Et le plus dur fut de réaliser que ce départ marquait le début d’une période d’au moins 6 mois au cours de laquelle nous n’aurons pas l’occasion de nous voir. Mais lorsque l’on adopte un mode de vie qui se conjugue à l’international il ne faut pas être trop sentimental car les déceptions peuvent être nombreuses, le monde est un terrain de jeu bien trop grand pour espérer y croiser fréquemment toutes les personnes qu’on aime.

Ce fut donc en pensant à tous ceux qui me manquent vraiment et que je ne vais pas revoir avant de longs mois que je me suis mis en route pour Kao San Road, un quartier que je commence à connaître par cœur à force d’aller y prendre des bus quasiment toutes les deux semaines ! Cette fois-ci le trajet fut particulièrement folklorique, non pas à cause des aléas qui pimentent la plupart de mes voyages, mais à cause de mon voisin complètement allumé qui a égayé une bonne partie de mon déplacement nocturne. Il s’agissait en fait d’un Français RMIste d’une quarantaine d’années qui passe sa vie à voyager, et qui survit à la fois en exportant illégalement de l’art traditionnel indien en France et en effectuant des massages au Brésil où il séjourne plusieurs mois par an. Il avait donc une furieuse envie de discuter et, après m’avoir dressé un tableau particulièrement troublant de ma personnalité en fonction de mon signe astral chinois, il s’est complètement enflammé en me dévoilant ses théories conspirationnistes sur le 11 septembre et sur la croise mondiale que l’on connait aujourd’hui. Je l’ai ainsi écouté tenir ses propos plus ou moins cohérents jusqu’à 1h du mat’, puis je me suis allongé dans l’allée pour essayer de dormir un peu avant d’arriver à Chiang Rai au petit matin.

C’est donc dans cette ville, la plus importante du nord de la Thaïlande, que je me suis réveillé quelques heures plus tard avant de changer immédiatement de bus pour rejoindre Chiang Rai, celle où m’attendait le groupe avec qui je passe mes deux semaines de volontariat. Lorsque je suis arrivé à la gare autoroutière j’ai ainsi pu rencontrer les 3 Coréennes, les 2 Françaises, l’Allemande et les 2 guides thaïlandais qui ont l’honneur d’être mes compagnons de vie et de galère pendant ce séjour totalement improbable. Car je m’attendais en effet à être dépaysé en me retrouvant plongé en immersion totale dans une tribu locale, mais je ne pensais pas que les occasions d’effectuer des découvertes inédites allaient être aussi nombreuses.

La première d’entre elles fut le trajet en pick-up jusqu’à notre lieu de villégiature complètement perdu dans la jungle, à des années-lumière de toute trace de civilisation moderne. Et c’est très inconfortablement installé dans la benne du 4x4, qui est le seul moyen de rallier ce havre de paix, que j’ai découvert avec étonnement les kilomètres de pistes de terre qui constituent le seul lien entre ce village isolé et le reste du monde. Après 40mn de rallye sur un chemin très accidenté qui traverse des hectares de rizières j’ai ensuite eu la surprise de constater que l’association par laquelle j’étais passé pour organiser cette expérience atypique ne m’avait vraiment pas menti sur les conditions de vie qui m’attendaient pendant la durée de ma mission : adieu confort moderne, internet, eau chaude, boîtes de nuit, restos branchouilles et autres bijoux de technologie ! Car c’est dans un hameau de 250 âmes, sans électricité, sans eau courante et sans la moindre trace d’organisation citadine que j’ai atterri. Les semblants de route y sont en terre, les habitations en bois, en tôle et en bambous, et les habitants semblent y vivre en parfaite harmonie avec les poules, les cochons et les vaches qui s’y promènent en toute liberté.

Je ne fus donc pas vraiment surpris lorsque Tho, l’un de nos deux guides, a pointé une hutte en nous indiquant que nous allions y séjourner pendant la première semaine de volontariat, avant de partir vivre chez l’habitant pendant la seconde. Je fus en revanche un peu étonné de constater que celle-ci était parfaitement vide et de réaliser que, par conséquent, nous devions dormir à même le sol sur une structure en bambou qui ne semblait pas présenter des garanties de confort absolu. Et la suite allait effectivement me confirmer que cette première impression était la bonne car je me bousille les cervicales depuis maintenant plusieurs jours sur un sol incroyablement dur! Il sera, je pense, inutile de préciser que notre palace n’était pas non plus équipé de douche ou de baignoire. La toilette s’effectue donc dans une mare alimentée en eau fraîche par un petit ruisseau qui serpente le long d’une des montagnes qui encerclent le village. J’ai d’ailleurs testé très rapidement ma nouvelle salle de bain car la première chose que je fis, après avoir posé mes affaires, fut de me jeter dans cette eau glaciale qui me paraissait tout à fait pure et saine. Ce n’est que quelques heures plus tard, lorsque j’ai constaté que les vaches venaient s’y désaltérer, que j’ai commencé à formuler des doutes quant à sa propreté réelle !

Après ce premier plongeon, au sens propre comme figuré, dans ce monde inédit, nous avons continué notre découverte des habitudes locales en nous rendant chez notre voisin qui récoltait des noix de coco pour nous en offrir leur lait. Souhaitant montrer ma motivation et casser le cliché du parisien équipé de deux mains gauches pleines de pouces j’ai d’ailleurs épaté les locaux en grimpant jusqu’au sommet de l’arbre comme un singe et en en redescendant en glissant le long de son écorce, ne manquant bien évidemment pas de me brûler l’intérieur des bras… Mais comme vous allez pouvoir le constater ce n’est que le début d’une longue liste de blessures de guerre ! Rassurez-vous, je n’ai toutefois pas eu l’excellente idée de l’allonger en découpant ces fruits à la machette, ce que j’ai fini par réussir à faire avec une certaine dextérité après deux ou trois tentatives désastreuses qui ont tourné au massacre fruitier !

Nous avons ensuite poursuivi cette première journée en effectuant un tour des lieux sacrés qui sont excessivement importants pour la tribu Akha, celle avec laquelle je passe ces quelques jours. Contrairement à ce que je pensais ses membres ne sont pas Bouddhistes, mais possèdent leurs propres croyances qui mélangent à la fois les esprits de leurs ancêtres, ceux des animaux de la jungle et les pouvoirs de la nature. Leur vie est donc très fortement guidée par cette religion que l’on peut qualifier d’animiste et les sommaires constructions de bois autour desquelles ils célèbrent leurs rites ont une importance capitale pour eux. Cette visite a donc eu l’immense avantage de nous immerger encore un peu plus dans la culture locale et de nous faire comprendre un peu l’organisation du village, que ce soit sur un plan social, géographique ou hiérarchique.

 

La fin de cet après-midi de découvertes fut ensuite marquée par un dîner préparé par la femme du chef de la tribu, que nous avons pris sous une tente et à la lueur d’une bougie à… 18h30 ! La nuit tombe en effet assez tôt et l’éclairage public n’étant pour nous, dignes représentants des sociétés modernes, qu’un doux souvenir, nous étions obligés de passer à table à des heures plus propices à la prise d’un apéro que d’un plat de riz, servi soit dit en passant à tous les repas. Mais il nous a fallu nous y faire très rapidement car chacune de nos journées au cours de cette première semaine fut ponctuée par un dîner proposé à des heures aussi indécentes. Le plus dur ne fut d’ailleurs pas de prendre notre repas en même temps que les poules, mais plutôt le fait de partir nous coucher à 20h30 ou 21h. En effet, notre hutte n’étant pas équipée d’électricité et l’obscurité étant totale à partir de 19h, l’ennui se faisait vite ressentir et le sommeil constituait la meilleure alternative à ce sentiment désagréable. Je fus malgré tout assez heureux de pouvoir me reposer après cette première journée éreintante et cela m’a permis d’être en forme mardi pour attaquer le vif du sujet, à savoir les travaux manuels pour lesquels je suis venu.

Je ne fus d’ailleurs pas déçu sur ce plan là car les besoins du village en constructions nouvelles sont nombreux et l’aide des volontaires semble être appréciée à sa juste valeur. En plus je suis le seul garçon du groupe donc toutes les tâches les plus physiques m’étaient réservées d’office, ce qui me convenait parfaitement. La première d’entre elles consistait à collecter des pierres dans une rivière et à les stocker dans un 4x4 garé directement dans l’eau, pour ensuite bâtir les murs de ce qui sera, à terme, la salle à manger communale. Nous avons donc passé la matinée accroupis et pieds nus dans une eau peu profonde, draguant le fond du cours d’eau à la recherche de roches utilisables pour une construction solide. Après 3 heures dans de telles conditions je suis ressorti avec de nombreuses coupures qui ne m’ont pas vraiment facilité la tâche pendant l’après-midi. Mais ceci n’était rien à côté de la douleur que j’ai ressenti lorsqu’un rocher d’une vingtaine de kilos m’est tombé sur le pied, me faisant au début croire à une fracture. Heureusement ce n’était pas le cas et j’ai eu la chance de m’en tirer avec seulement 4 jolis trous à quelques centimètres de mes doigts de pied. L’avantage c’est que cette blessure ressemble fortement à une morsure infligée par un animal sauvage donc vous serez gentils, s’il vous plaît, de ne pas me contredire lorsque j’expliquerai à la cantonade que je me suis fait attaquer par un tigre !

Après ces travaux herculéens je dois admettre que j’ai été ravi de pouvoir me rafraîchir un peu dans l’eau froide du torrent qui passe devant notre hutte, et j’y ai passé un bon moment avant de rejoindre les enfants du village avec lesquels nous avons joué pendant près de 2 heures. Mon premier contact avec eux fut d’ailleurs très amusant car les garçons, apparemment habitués aux corps imberbes de leurs pères, furent très étonnés de découvrir ma pilosité, il est vrai importante, lorsque je suis remonté en maillot de bain de ma baignade. La première chose qu’ils firent fut donc de tirer sur mes poils de jambes, puis ils continuèrent leur découverte de ce phénomène étrange en tentant de caresser ceux de mon torse. Mais devant ces pratiques légèrement étranges j’ai très rapidement mis le holà et je suis parti mettre un polo avant de retourner jouer avec eux. Tant pis, je n’ai apparemment pas l’étoffe d’un ministre de la culture ! Et le reste de cet après-midi fut incroyablement intéressant car je fus stupéfait de constater à quel point nous arrivions à communiquer malgré la barrière de la langue qui semblait pourtant infranchissable. Je me suis donc très rapidement retrouvé entouré d’une multitude de bouts de chou de moins de 8 ans qui me sautaient dessus, grimpaient sur mon dos, m’obligeaient à me mettre à quatre pattes pour m’utiliser comme cheval ou se servaient de moi comme ascenseur pour atteindre les poutres en bambous d’une hutte sur lesquelles ils se déplaçaient avec une agilité déconcertante. Avec mon pied meurtri ce ne fut pas franchement une partie de plaisir mais ils étaient tellement adorables que je n’avais pas le courage de dire non à leurs requêtes formulées avec des onomatopées et des gestes particulièrement éloquents ! Cet échange culturel a ainsi duré deux bonnes heures avant le dîner, pris bien évidemment incroyablement tôt, qui fut suivi d’un rapide cours d’expressions Akha, ce qui nous a permis par la suite de communiquer un peu plus facilement avec la population locale.

Le lendemain matin notre mission fut encore plus pénible que celle de la veille car il nous avait été demandé de remplir des sacs de sable, collecté dans la rivière, et de les acheminer sur notre dos jusqu’à un site où l’un des villageois construisait des toilettes publiques. Les murs de ce bâtiment bien glamour étant en pierres et en ciment le fruit de notre pêche devait servir à la fabrication du mortier nécessaire à ce type de chantier. Après un bon nombre d’allers-retours chargés comme des baudets le travail devint heureusement plus intéressant car nos seaux et nos sacs de toile furent troqués contre des truelles qui nous ont permis de participer à l’élaboration de ce monument splendide, d’un style inimitable que je qualifierais de « à chier » ! Nous avons en effet eu l’opportunité de nous exercer au métier de maçon en entreposant des cailloux pendant trois bonnes heures, sous le regard un peu inquiet du chef de chantier qui voyait son ouvrage se transformer chaque minute un peu plus en tour de Pise miniature. Mais le résultat final ne fut pas si mauvais que ça et c’est fiers de nous que nous avons une nouvelle fois dîné sous les étoiles, avant de passer une bonne heure à tenter d’apprendre des chansons Akha que nous avons tant bien que mal fini par retenir !

Nous avons d’ailleurs poursuivi dès jeudi matin notre découverte des coutumes et des traditions locales en remplaçant le travail physique auquel nous commencions à nous habituer par des ateliers plus typiques qui nous ont permis de découvrir des techniques ancestrales assez étonnantes. Nous avons ainsi passé la matinée à tresser des tiges d’osier pour fabriquer des panneaux qui sont ensuite utilisés pour la fabrication artisanale des toits de certaines habitations. En fait ce sont plutôt les filles qui y ont passé la matinée car, peu intéressé par ce travail proche de la couture, j’ai rapidement rejoint mon copain maçon pour l’aider à avancer dans la construction des murs des toilettes du village. Mais j’ai tout de même fini par rejoindre le groupe après le déjeuner pour participer au concassage du riz qui s’effectue à l’aide d’une machine en bois que l’on actionne avec le pied. Cette tâche nécessitant une certaine force physique j’étais beaucoup plus enclin à participer à ce nouvel atelier ! Puis nous avons une nouvelle fois rejoint les enfants qui m’ont à nouveau bluffé par leur joie de vivre et leur simplicité. C’est impressionnant de voir à quel point ils sont débrouillards et autonomes. Avec quelques cailloux ils peuvent jouer aux osselets pendant des heures, ou se servir d’une simple tige de bambou pour sauter à la corder dans une bonne humeur qui fait sincèrement plaisir à voir. Cela fait vraiment réfléchir à notre besoin permanent de s’équiper des nouveautés qui font constamment leur apparition dans nos sociétés occidentales. Et si le secret du bonheur était tout simplement de savoir saisir les opportunités d’être heureux là où elles se trouvent, sans se persuader en permanence qu’il nous manque un artifice qui est somme toute assez inutile à notre réel bien être ? C’est d’ailleurs ce que j’ai ressenti lorsque nous avons passé le soir même deux bonnes heures à chanter et à picoler autour du feu, avec une simple guitare comme objet d’accompagnement. Car oui, les Akha picolent ! J’ai même été forcé par deux vieux complètement bourrés à boire cul-sec 4 ou 5 shots d’un alcool local, probablement distillé dans une baignoire, et stocké dans une bouteille de Fanta au fond de laquelle flottent des morceaux impossibles à identifier, mais que je soupçonne fortement d’être des grillons !

Heureusement le réveil le lendemain ne fut pas trop rude et j’ai pu me consacrer pleinement à la tâche du jour, qui était la construction des murs de la salle à manger. Comme ce chantier nécessitait lui aussi l’utilisation de quantités importantes de ciment j’ai été mandaté, avec un membre de la tribu d’une vingtaine d’années, pour accompagner le chef du village dans sa collecte de sable. Il s’est avéré qu’il nous a en fait regardé bosser et nous avons donc, à deux, ramassé environ deux tonnes de sable pendant la journée. Si l’on rajoute à ça les centaines, voire les milliers, de kilos de pierres que j’ai transporté jusqu’au lieu exact où les murs allaient être bâtis on comprend mieux pourquoi j’ai fini cette journée totalement épuisé, et avec de nombreuses petites entailles un peu partout sur les doigts.

Mais cette fatigue n’était pas trop gênante car une bonne surprise nous attendait : notre départ le soir même pour Chiang Rai, où nous allions passer le weekend dans une guest house qui m’aurait paru légèrement miteuse il y a une semaine, mais qui aujourd’hui me semble être parfaitement luxueuse avec ses vrais matelas, ses toilettes qui ne sont pas à la turque et son eau chaude dont on peut profiter dans une vraie douche ! Et comble du bonheur, après avoir dîné sur la place principale de la ville, nous avons poursuivi la soirée en nous faisant masser pendant 2 bonnes heures. Enfin, « comble du bonheur » c’est ce que je pensais avant d’y aller. Car le massage Thaï est excessivement physique et douloureux, et il se trouve que je suis en plus tombé sur une excitée totale qui, à mon avis, me faisait payer pendant cette séance de torture tout ce qu’elle reprochait à son ex depuis 3 ans ! Cela m’a malgré tout fait beaucoup de bien et à environ 5€ les 2 heures je ne pouvais de toute façon que m’estimer heureux d’être toujours entier !

C’est donc très détendu que je me suis réveillé samedi matin pour une journée qui allait être consacrée au règlement de mes problèmes administratifs. Mon visa expirant en effet le 15 mars, alors que mon départ est prévu le 22, je devais absolument trouver une solution pour éviter de payer 500 Bahts par journée de dépassement. C’est la raison pour laquelle je me suis rendu à la frontière birmane, située à une soixantaine de kilomètres, et que je suis sorti du pays pour y re-rentrer moins d’un quart d’heure plus tard avec le tampon que j’étais venu chercher. Cela a eu le double avantage de prolonger mon autorisation de résidence en Thaïlande pour une période de deux semaines supplémentaires, et de me permettre de me vanter d’avoir passé à peu près 10 minutes au Myanmar, un pays dans lequel un faible nombre de Français ont eu l’occasion d’aller jusqu’à présent !

Mes problèmes sont donc résolus et je peux savourer pleinement le fait de voir cette semaine incroyablement enrichissante s’achever aussi bien qu’elle a commencé. Tout ce que je souhaite aujourd’hui c’est que le reste de mon tour du monde soit aussi palpitant que ces quelques jours, et même ces quelques mois, qui viennent de s’achever. Je pourrai alors sans aucune contestation possible affirmer que je suis vraiment l’un des hommes les plus chanceux et les plus heureux de la Terre.