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Pérou - Colombie


Lima – Panama : 2351 km

Panama – Bogota : 772 km
Bogota – Leticia : 1091 km
Décalage horaire: -7
 

Qui a donné cette semaine le biberon à un bébé panthère ? Qui s’est retrouvé nez-à-nez avec une tarentule grosse comme mon poing ? Qui a joué au pirate en se retrouvant avec un perroquet placé sur son épaule ? Qui a dégusté des piranhas qu’il avait pêchés tout juste deux heures auparavant ? Qui a pu observer des singes sauter d’arbre en arbre dans la jungle en Colombie ? Qui a pu tenir un bébé caïmans dans ses bras ? Qui a pu admirer des dauphins roses en train d’effectuer des saltos au dessus de la surface de l’Amazone ? Bon, je vous l’accorde, la réponse n’est pas très difficile car cela fait maintenant 7 mois qu’il est ici essentiellement question de moi mais, oui, c’est effectivement bibi qui a eu la chance inouïe de contempler tous ces phénomènes splendides de la nature, et ce en l’espace de seulement quelques heures ! J’avais en effet promis de ne pas tricher pendant toute la durée de mon tour du monde et je pense que depuis maintenant un bon moment je tiens cette promesse du mieux que je peux !

Mais tout n’a pas commencé cette semaine d’une manière aussi glamour et sexy que ce que je viens de décrire, car c’est par 20 heures de bus, entre Cuzco et Lima, que j’ai attaqué cette nouvelle étape de mon voyage. J’ai en plus eu toutes les peines du monde à dormir au cours de ce trajet pour essayer de le faire passer le plus rapidement possible, car après m’être fait tenir la jambe pendant un bon moment par une Allemande parlant couramment français qui a ressenti un besoin irrépressible de me raconter sa vie, j’ai été perturbé dans mon sommeil par une grosse Péruvienne qui avait dû gagner son poids en forfait téléphonique et qui, par conséquent, n’a pas cessé de parler jusqu’à minuit, pour ensuite reprendre sa conversation à partir de 6 heures du mat’. Mais bon, cela n’a pas empêché le bus de tracer tranquillement sa route à travers les montagnes du Pérou et c’est donc lundi en fin de matinée que nous sommes arrivés dans la capitale, dans la grisaille et sous une bruine assez peu accueillante. 

Fatigué par ce trajet qui fut toutefois d’une longueur désormais classique pour moi, je me suis ensuite immédiatement mis en route pour l’hôtel dans lequel j’allais achever mon séjour dans ce pays qui m’aura offert des expériences inoubliables, et c’est dans un quartier particulièrement agréable que je me suis retrouvé, moins de 20 minutes après être descendu du bus. En effet, j’avais opté pour une adresse dans Miraflores, le coin le plus touristique et le plus chic de Lima, dans lequel on trouve un nombre incalculable de restaurants tendance, de petits bars lounge, de maisons cosy et de résidences de luxe, mais également un bord de mer qui rajoute un charme particulier. J’avais d’ailleurs choisi d’aller y faire une balade peu après mon arrivée, malgré mon état de fraîcheur tout relatif, mais un type bizarre, dont les intentions semblaient assez claires quant à l’utilisation qu’il comptait faire de mon portefeuille, m’a forcé à faire demi-tour pour retourner vers des rues plus animées, et j’ai ainsi dû remettre ma promenade côtière à plus tard. Du coup je suis rentré tranquillement à l’hôtel et c’est à une heure plus que raisonnable que je me suis parti me coucher ce soir là afin de me remettre de ma nuit passée sur l’inconfortable siège d’un bus péruvien.

La journée du lendemain fut elle aussi d’ailleurs consacrée à la récupération et au repos car je l’ai passée à alterner entre séances de lecture, d’internet, de billard et de douches chaudes particulièrement longues qui m’ont fait un bien fou. Alors je sais bien que c’est mal car le Pérou souffre d’une pénurie en eau et que ma conscience citoyenne aurait du me pousser à limiter mon temps à me prélasser sous le jet puissant du pommeau, mais étant donnés à la fois mes courbatures et mon état physique général je pense qu’on peut considérer que les vertus d’une telle activité étaient quasi-médicales et que, par conséquent, on me pardonnera pour mes excès aquatiques ! Et cela a eu le mérite de me réveiller suffisamment pour me donner la force d’aller marcher le long de la mer, cet élément si cher à mon père, mais je n’y suis finalement pas resté très longtemps, et ce pour deux raisons : la première c’est qu’il faisait un temps toujours exécrable qui ne poussait pas franchement à effectuer de longues promenades bucoliques, et la seconde c’est que le littoral de Lima est en fait excessivement laid. Déambuler au milieu de grandes constructions en béton, certes avec vue sur mer, à un certain charme mais pour être honnête on s’en lasse rapidement !

Ce n’est donc que le lendemain que j’ai véritablement profité des atouts de la capitale, en prenant un taxi qui m’a emmené dans le centre à la fois historique, politique et financier de la ville, où j’ai découvert une architecture et des monuments que j’ai adorés. Malgré la grisaille et le froid je me suis donc perdu un bon moment dans les ruelles dans lesquelles on trouve des immeubles aux façades colorées ornées de balcons sculptés, et sur les places fleuries bordées de nombreuses églises toutes plus charmantes les unes que les autres. Mais ce qui m’a le plus marqué c’est le nombre impressionnant de policiers armés jusqu’aux dents, avec matraque, pistolet et mitraillette, que l’on croise à tous les coins de rue, témoins vivants de l’insécurité réelle qui règne dans cette ville d’Amérique du Sud. D’un autre côté il faut admettre que ces représentants des forces de l’ordre ne sont pas si impressionnants que ça, car ils sont pour la plupart accoudés inconfortablement sur leur bouclier, discutant entre eux entre deux bâillements qu’ils ont du mal à réprimer, ou regardant les matchs de foot diffusés sur un écran géant installé par Coca-Cola sur la Plaza de Armas, la place principale sur laquelle se trouve le palais présidentiel qui a été investie par cette célèbre marque le temps de la Coupe du Monde !

Et c’est là, lors de la rencontre du jour entre la Corée du Sud et le Paraguay, que j’avais choisi de suivre au milieu la population locale, que j’ai été abordé par un homme d’une soixantaine d’années qui a absolument tenu à améliorer son anglais en discutant avec moi dans la langue de Shakespeare. Il m’a donc lui aussi tenu la jambe pendant une bonne demi-heure et, apparemment satisfait de sa rencontre avec moi, m’a rapidement fait une proposition qui n’a pas manqué de me surprendre un tout petit peu : il m’a tout bonnement et simplement proposé de devenir son business partner dans la boîte d’impressions d’images sur pierres plates (je n’ai pas tout compris car son niveau d’anglais était absolument catastrophique mais c’était une idée de toute façon à peu près aussi puissante que celle-là !) qu’il vient tout juste de monter et qu’il souhaite développer à l’international… Donc ce qu’on va faire mon vieux c’est que pour cette fois-ci je vais être obligé de te dire non et de décliner ton aimable proposition, car j’ai d’ores et déjà des projets dans le pipe de mon côté, mais le jour où tu veux créer une boîte de confection de parachutes en papier recyclé, de chars d’assaut sans permis pour enfants, ou de cigarettes sans filtre pour femmes enceintes, surtout n’hésites pas à me recontacter, je suis sûr que j’aurai alors un créneau à te consacrer !

C’est donc avec la tête pleine d’idées de business toutes plus lucratives les unes que les autres que je suis retourné à mon auberge, où j’ai préparé mes affaires afin de repartir le soir même pour une destination qui m’enchantait par-dessus tout : la jungle amazonienne dans le sud de la Colombie !

Pour m’y rendre je devais prendre un avion car, en raison de l’hostilité de la région, aucun bus ne peut y parvenir et c’est la raison pour laquelle je suis parti en début de soirée pour l’aéroport où j’allais passer une nouvelle nuit digne d’un clochard international. En effet mon vol ne décollait qu’à 5 heures du matin, mais pour des raisons de sécurité liées à la dangerosité de prendre un taxi dans cette ville au beau milieu de la nuit j’ai choisi de partir de mon hôtel vers 21h, et c’est donc plus de 7 heures qu’il m’a fallu tuer avant de pouvoir enfin m’envoler vers de nouveaux horizons. Pour cela j’ai adopté une technique que je n’avais plus eu l’occasion de mettre en pratique depuis un bon moment : le bon vieux squattage de sol en position horizontale avec mon sac à dos en guise d’oreiller ! S’en est suivi un trajet aussi calme qu’incohérent, avec un premier vol de Lima à Panama, puis un rapide passage par Bogota où j’ai effectué une escale avant d’atteindre Leticia 9 heures plus tard, après un dernier vol au cours duquel je me suis toutefois tapé pendant 2 heures une bande de roots surexcités qui jouaient dans l’avion de la guitare et de la flûte traversière avec un manque de talent inouï. Personnellement j’aurais choisi une route plus directe pour atteindre cette bourgade de 5.000 âmes perdue dans le fin fond de la jungle amazonienne à l’extrême sud de la Colombie, mais il s’agissait paradoxalement du billet le moins cher que j’ai trouvé et ce n’est de toute façon pas moi qui effectue les calculs de dépenses en kérosène pour les compagnies aériennes, donc ils se débrouillent comme ils veulent et moi je suis content à partir du moment où je mets moins de 24 heures pour arriver à destination !

Et j’étais cette fois-ci particulièrement heureux en descendant de l’avion car dès que j’ai posé le pied sur le tarmac j’ai réalisé qu’en terme de dépaysement j’allais rapidement prendre la claque que j’étais venu chercher ici. La première fut d’ailleurs d’ordre météorologique car c’est par une température de 32° que j’ai débarqué, contrastant totalement avec le froid parfois polaire auquel j’avais été habitué au cours des dernières semaines. A mon arrivée à l’hôtel dans lequel j’allais séjourner, bâti dans une charmante propriété avec palmiers, lac artificiel, petite piscine et hamacs installés sur une structure en bois, j’ai donc troqué mon jean et mon épais polo contre un short et un t-shirt de conséquence que j’ai sortis de mon sac avec un plaisir non dissimulé. Puis c’est déguisé en colon perdu dans le fin fond de cette contrée hostile que je suis parti dans le village, à la recherche d’une agence proposant des tours dans la jungle, raison réelle de ma venue au beau milieu de nulle part.

La première partie de cette quête n’a d’ailleurs pas donné grand-chose car je n’ai trouvé que des circuits assez peu intéressants destinés à des gogos souhaitant poser leur cul sur un bateau sans rien faire de particulier pendant deux jours mais, à mon retour dans la propriété où j’avais élu domicile, le vent a tourné et la chance fut enfin de mon côté. J’y ai en effet rencontré Michele, un officier de la marine italienne de 32 ans qui, voyageant lui aussi seul, souhaitait également vivre une expérience unique dans la jungle et avait trouvé un guide privé qui offrait un package totalement différent, et beaucoup plus intéressant que celui proposé par les « Tourists Fuckers » du centre-ville. Nous avons donc opté sans hésiter pour cette solution et le lendemain matin, à 9h, nous prenions place à bord d’une pirogue pour débuter une expérience qui s’est avérée être l’une des plus riches de toutes celles que j’ai connues depuis le début de mon voyage.

Nous sommes donc partis au petit matin pour un trek de deux jours sur le fleuve Amazone au cours duquel nous avons multiplié les découvertes et les expériences d’une richesse exceptionnelle. Moi qui voulais vivre des moments mythiques j’ai été servi largement au-delà de mes espérances !

Le premier d’entre eux fut, seulement quelques minutes après notre départ, le passage par le point précis où se touchent les frontières de la Colombie, du Pérou et du Brésil. En effet, Leticia se trouvant à l’extrême sud du pays nous n’étions qu’à quelques centaines de mètres de ces deux autres territoires et, l’espace de quelques instants, nous nous sommes retrouvés physiquement dans 3 nations en même temps ! C’est quand même plus classe de se retrouver à la jonction de la France, de la Belgique et du Luxembourg ! Mais l’intérêt réel de cette balade résidait surtout dans la contemplation de la faune et de la flore locales et il ne nous a pas fallu attendre très longtemps avant de goûter aux joies de la découverte d’animaux et de paysages exceptionnels. Moins d’une heure après avoir quitté le port dans lequel nous avions embarqués nous nous sommes en effet retrouvés dans un parc naturel où nous avons été accueillis par un couple de perroquets multicolores et, après avoir joué aux pirates en se faisant prendre en photos avec ses animaux majestueux perchés sur nos épaules, nous sommes partis nous perdre au milieu de nénuphars géants, témoins de l’incommensurable beauté de la jungle et de sa nature d’une richesse exceptionnelle.

Le reste de cette matinée d’exploration fut ensuite encore plus extraordinaire car, à l’occasion d’un arrêt dans un petit hameau de pêcheurs construit sur les berges du fleuve, nous avons été accueillis cette fois-ci par des villageois qui sont venus à notre rencontre avec, dans leurs bras, des singes minuscules, des paresseux qui portent leur nom à merveille et même… un bébé panthère qui est peut être ce que j’ai vu de plus mignon jusqu’à aujourd’hui ! En plus, récupéré à sa naissance et nourri au lait par les habitants, l’animal est extrêmement docile et j’ai eu la chance de pouvoir à la fois le prendre dans mes bras et lui donner le biberon. Il ne semblait toutefois pas apprécier cette technique à sa juste valeur et il a donc passé l’essentiel de son temps à rechercher mon sein pour le téter, ce qui aurait pu être vexant si je n’étais pas parfaitement sûr de ma virilité, mais ma barbe recommençant à pousser je n’ai pas de problème de ce côté-là et je ne lui en ai ainsi pas tenu rigueur !

Après cette expérience aussi exotique qu’exaltante nous avons repris notre progression, nous arrêtant simplement au beau milieu de l’Amazone pour un déjeuner copieux à base de poissons dégustés à bord de la pirogue, et c’est en milieu d’après-midi que nous sommes arrivés dans un village constitué de huttes sur pilotis, dans lesquelles nous avons par la suite passé la nuit. Mais avant de nous endormir en compagnie d’une compagnie de cafards qui avait envahi notre chambre, notre programme fut encore chargé car, après avoir déposé nos affaires et avoir somnolé pendant quelques minutes dans un hamac, nous sommes repartis, l’officier de marine, le petit gros adorable qui nous faisait office de guide et moi, pour aller observer des dauphins roses qui vivent en toute sérénité dans le milieu hostile de ce fleuve légendaire. Puis nous sommes repassés dans notre case pour un dîner perturbé par l’irruption d’une tarentule monstrueuse, de la taille de mon poing, qui, non contente de nous avoir foutu une belle frousse, a eu la mauvaise idée de se séparer de son épouse que nous n’avons jamais réussi à retrouver après qu’elle se soit carapatée aussi vite que ses petites pattes velues lui ait permis. Autant dire que nous n’étions pas rassurés à l’idée de la retrouver dans notre lit au moment d’aller nous coucher ! Mais nous avons de toute façon eu le temps d’oublier son existence avant de nous endormir car, juste après avoir terminé notre repas, nous avons repris notre pirogue pour partir cette fois-ci à la rencontre de… caïmans ! Nous sommes en effet partis de nuit, avec des lampes torches et un second guide spécialisé dans l’attrapage de ces charmantes bêtes, et moins de 10 minutes après avoir quitté l’embarcadère le jeune Colombien qui nous accompagnait a plongé son bras dans l’eau trouble de l’Amazone pour en ressortir un bébé crocodile, que nous avons chacun pris successivement dans nos bras pour immortaliser ce moment grâce à des photos qui vont, j’en suis sûr, bientôt valoir très chères ! Mais pour être honnête il s’agissait de la race des caïmans « blanco », la plus petite de celles qu’on trouve dans la jungle, et nous sommes donc partis ensuite à la recherche de caïmans « negro », apparemment beaucoup plus imposants. Mais la chance n’était pas de notre côté ce soir là et nous n’avons pas réussi à en attraper, nous avons simplement dû nous contenter d’observer leurs yeux de loin, ces deux points rouges qui brillent à la surface de l’eau. Et, pour clôturer ce jour-là ce festival de découvertes incroyables, nous avons finalement été débarqués à quelques kilomètres de notre habitation, ce qui nous a contraints à marcher de nuit dans la forêt, avançant péniblement au milieu de la végétation que nous entaillions allègrement à grands coups de machette.

Il ne nous a malgré tout pas fallu attendre bien longtemps avant que la fête ne reprenne car le lendemain matin c’est à 4h30 que nous nous sommes réveillés pour partir observer, depuis notre pirogue, le lever du soleil sur l’Amazone tout en écoutant les bruits de la jungle qui se réveillait lentement. Entre les cris des oiseaux, ceux des singes et ceux des autres animaux qui peuplent cette région hostile c’est à un véritable opéra naturel que nous avons assisté, avec en prime des couleurs splendides et des paysages de rêve en toile de fond. Mais en termes d’intensité cela n’avait pas à mes yeux la puissance de l’activité à laquelle nous nous sommes livrés après le petit-déjeuner : la pêche aux piranhas avec des cannes fabriquées à partir de simples bouts de bois taillés et des bouts poissons piqués sur d’imposants hameçons ! Et j’ai l’honneur de vous annoncer, Mesdames et Messieurs, que j’ai réussi à capturer 5 de ces charmantes bestioles carnivores pleines de dents aiguisées comme des couteaux et particulièrement peu sympathiques ! Mais je leur ai tout de même trouvé un charme certain lorsque, quelques heures après, je les ai retrouvées dans mon assiette, parfaitement préparée par notre guide qui avait de véritables talents culinaires. Cela tombait en plus parfaitement bien car j’étais mort de faim, car avant le déjeuner nous avions effectué un trek d’un peu plus de deux heures dans la forêt tropicale au cours duquel j’ai cette fois-ci pu observer des capucins, des perroquets sauvages, des chenilles grosses comme de petits serpents et des toucans dans leur habitat naturel.

Autant dire qu’après autant d’activités aussi extraordinaires qu’enrichissantes en moins de deux jours j’ai passé l’essentiel du trajet retour jusqu’à Leticia à dormir comme un bébé sur le bateau, et que c’est comblé que j’ai refoulé la terre ferme après 3 heures de navigation fluviale. Mais dès mon arrivée il a fallu que je m’occupe de l’organisation de mon départ de ce coin perdu, car quand on voyage seul on ne peut compter sur personne d’autre que soi-même pour gérer ce genre de formalités, et j’ai malheureusement réalisé qu’en raison des prix incroyablement élevés des billets d’avion j’étais coincé dans la jungle jusqu’à mardi. Il va donc falloir que j’attende encore un peu avant d’aller me dorer la pilule sur un hamac dans le parc national situé sur les bords de la mer des Caraïbes dans le nord de la Colombie ! Puis, une fois mon billet en poche, je suis retourné à l’hôtel où j’ai rencontré trois Anglaises avec qui j’ai dînées avant de plonger rapidement dans la piscine pour me rafraîchir et de partir me coucher pour une nuit bien reposante peuplée de rêves de chasses aux caïmans et de dégustations de piranhas !

Enfin, cette semaine s’est achevée samedi par une journée beaucoup plus calme au cours de laquelle je me suis longuement promené dans Leticia, ville au charme certain grâce à ses couleurs vives et sa végétation tropicale, et où j’ai regardé un nouveau match de foot dans un bar occupé par une trentaine de Colombiens déchaînés qui vivaient la partie plus qu’ils ne l’observaient. C’est donc calmement que j’ai attaqué mes 4 jours d’attente avant de pouvoir redécoller vers des paysages qui seront, j’en suis sûr, eux aussi magnifiques, mais après la semaine que je viens de passer je pense que personne ne m’en voudra d’avoir cherché à me remettre tranquillement de ces quelques jours où je n’ai donc, comme on dit, encore une fois pas triché !