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Pérou


Cuzco – Hydroeletrica A/R : 224 km
Hydroelectrica – Aguas Calientes A/R: 22 km
Cuzco – Lima: 1165 km
Décalage horaire: -7
 

Que c’est jouissif lorsque le mental prend le pas sur le physique défaillant et que l’on parvient à achever l’effort commencé. Même si la montagne semble infranchissable il faut parfois faire abstraction de la douleur et il est impressionnant de voir à quel point la simple volonté peut permettre de réaliser des exploits dont on ne se croyait pas physiquement capable.

Si je commence le chapitre de cette semaine par ces réflexions de moine Shaolin défoncé à l’opium c’est que j’ai eu l’occasion au cours de ces derniers jours de vérifier que malgré la fatigue et le manque de sommeil on peut atteindre des sommets, au sens propre comme figuré, lorsque l’on fait preuve d’une force psychologique notoire. Comme je l’ai toujours entendu dire chez moi « quand on veut, on peut », et je pense que les exemples que vais m’empresser de vous relater vont assez bien illustrer cet état d’esprit qui m’a permis de ne jamais totalement baisser les bras depuis maintenant bientôt 7 mois, et ce malgré les nombreux pépins physiques dont j’ai été victime. Mais avant d’essayer de me faire passer pour un héros je vais être parfaitement honnête et commencer par raconter la journée de glandouille que j’ai passée dimanche dernier !

J’ai en effet commencé mon séjour péruvien par une longue balade dans Cuzco, ville mythique s’il en est, fantasmée à juste titre par la majorité des backpackers évoluant en Amérique du Sud. Je ne savais personnellement pas du tout à quoi m’attendre en arrivant ici, mais j’espérais y trouver une ville pleine de charme dont le calme ambiant me permettrait de reprendre quelques forces. Et je n’ai pas été déçu car c’est bien dans une cité bâtie à près de 3500 mètres au dessus du niveau de la mer et à la beauté indéniable que j’ai marché pendant plusieurs heures. Entre ses petites maisons traditionnelles, ses grandes places fleuries entourées de bâtiments historiques aux façades roses sculptées avec précision et ses nombreuses petites églises typiques, Cuzco est un véritable havre de paix. Et, comble de la chance, cette sérénité était en plus cette semaine perturbée par une fête incroyable, la plus importante de l’année, qui avait pour objectif de célébrer pendant 5 jours le solstice d’été, et donc a fortiori le roi Soleil qui a une importance considérable dans la culture Inca. J’ai ainsi pu assister dimanche aux derniers préparatifs du festival qui démarrait le lendemain, et même à de premiers spectacles gratuits qui valaient véritablement leur pesant de cacahuètes ! En effet, après un rapide passage à l’hôtel où j’ai retrouvé Alex et Oliv’, nous sommes repartis tous les trois ensembles pour aller dîner et, sur notre chemin, nous avons croisé des troupes de comédiens et de danseurs qui effectuaient leurs numéros devant des centaines de Péruviens ébahis. Et tu m’étonnes qu’ils aient été ébahis les pauvres… ! Le show le plus marquant, et peut être le plus représentatif, s’est déroulé ainsi : un couple d’une vingtaine d’années dansait de manière ridicule en sautant sur place, entouré par pas loin de 200 spectateurs, et toutes les 30 secondes la charmante demoiselle mettait une baffe d’une violence inouïe à son partenaire, lui tirait les cheveux, le frappait à l’estomac où, summum de l’extase pour la foule en délire, lui éclatait les parties avec son genou qui avait pris suffisamment d’élan pour mettre à terre le plus valeureux des sadomasos ! Un véritable régal ces petits spectacles de rue locaux ! Pour nous remettre de ces violentes émotions nous avons donc décidé de nous réfugier dans un endroit plus familier pour nous, le Mc Do, mais tout en restant dans une optique de découvertes culturelles. C’est la raison pour laquelle j’ai troqué mon habituel Coca Cola contre un fabuleux Inka Cola, boisson à la couleur jaune pisse, au goût de médicament mais au nom suffisamment exotique pour m’avoir donné l’impression de poursuivre un peu plus ma découverte du pays !

Les vraies réjouissances allaient toutefois débuter le lendemain, avec une expédition de deux jours au Machu Pichu, et c’est la raison pour laquelle je me suis encore une fois couché très tôt dimanche soir. Je devais en effet me lever à 4h45 pour me rendre en bus jusqu’à ce lieu magique qui fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde, et je souhaitais donc me reposer avant ce trek qui s’annonçait assez éprouvant physiquement. Mais c’était sans compter sur le fait qu’en auberge de jeunesse on rencontre énormément de petits cons tout juste sortis de chez Papa et Maman ne sachant pas boire et qui, par conséquent, rentrent dans la chambre en hurlant à 2h du mat’, allument la lumière, rebondissent sur les murs avant de s’effondrer sur leur lit et, surtout, se vomissent dessus en dormant… Je ne vais clairement pas chercher à me faire plaindre car ma situation est parmi les plus enviables du monde à l’heure actuelle, mais il faut tout de même admettre que c’est usant à la longue et que le jour où j’aurai à nouveau mon propre appart’ avec mes clés à moi qui empêcheront ces crétins de venir se vider l’estomac à deux mètres de mon lit je serai particulièrement heureux ! Et c’est donc d’une humeur massacrante que je me suis levé peu avant 5h, pour en plus attendre pendant près d’1h30 ce foutu bus qui était en retard.

Mais la suite des événements fut plus réjouissante. Epuisante mais plus réjouissante. En effet nous avons démarré cette aventure par un périple en minibus de près de 9h, sur des routes incroyablement dangereuses à flanc de montagnes. Comme en Bolivie elles étaient sinueuses, en terre et en cailloux, et bordées par des précipices de plusieurs centaines de mètres. Alors je ne sais pas comment ils se sont organisés pour déterminer laquelle avait l’honneur d’être baptisée « route la plus dangereuse du monde », mais ce qui est sûr c’est que les négociations entre Boliviens et Péruviens ont dû être âpres et que la victoire n’a pas dû se jouer à grand-chose ! En plus nous bénéficions des services d’un chauffeur complètement taré qui roulait à tombeaux ouverts sur ces antichambres du Paradis, donc c’est avec un plaisir non dissimulé que nous sommes sortis de notre tombeau roulant vers 16h. Mais cette première épreuve pour les nerfs a permis de souder les équipes au cours du trajet et j’ai donc rencontré un couple adorable de Suisses, en voyage pendant 4 mois, un couple d’Américains, dont lui est originaire de Corée du Sud et elle de Hong Kong, et un troisième couple, celui-ci Franco-Autrichien, avec qui j’ai partagé par la suite une bonne partie de mes aventures Machu-Pichiennes.

Celles-ci ont d’ailleurs commencé dès notre sortie du bus car c’est à très précisément 11km d’Agua Calientes que nous avons été déposé, et nous bénéficions de deux options pour rejoindre la ville depuis laquelle s’effectue l’ascension jusqu’au site historique. La première consistait à prendre un train, réputé internationalement pour être le plus cher du monde grâce à son tarif hallucinant de près d’1$ du kilomètre, et la seconde à marcher le long des rails, au milieu d’un paysage sublime. C’est donc cette dernière que nous avons choisi avec mes nouveaux compagnons de voyage Suisses et Américains, et c’est en un peu moins de 2 heures que nous avons effectué ce parcours qui serpentait au milieu d’une végétation tropicale, offrant de splendides paysages de jungle coincés entre de hautes falaises montagneuses si caractéristiques du panorama péruvien. Et c’est ainsi vers 18h, peu après que l’obscurité ait fait son apparition et que nous ayons marché pendant les derniers hectomètres sur de la caillasse parfaitement inadaptée à une randonnée pédestre 100% confort, que nous avons atteint cette ville en carton pâte, où tout est organisé à la fois pour satisfaire et dépouiller le touriste. Cela ne nous a pas empêché, les Ricains et moi, de trouver une chambre qui ne coûtait quasiment rien, et après avoir dîné avec le reste de la troupe, d’y retourner rapidement pour une nuit particulièrement courte, mais pourtant bénéfique après nos durs efforts de la journée.

Cette nuit fut en effet très courte car c’est à 3h30 du matin que mon réveil a sonné, et à 4h que nous retrouvions les Suisses pour attaquer l’ascension de la montagne en haut de laquelle se trouve le Machu Pichu. J’entends déjà certains d’entre vous se dire que nous avons été de grands malades de nous lever aussi tôt, mais ce qu’il faut savoir c’est que seulement 400 personnes par jour sont autorisées à se rendre sur la Wayna Pichu, la montagne située juste en face du site Inca et depuis laquelle on jouit de l’une des plus belles vues du monde. Il était par conséquent indispensable pour nous d’être parmi les premiers à atteindre le sommet. Nous avons donc pris notre courage à deux mains, et à 4h20 nous gravissions la première des 1000 et quelques marches qui permettent de faire partie des privilégiés qui auront, au moins une fois dans leur vie, eu la chance de contempler ce lieu unique. Mais pour être honnête on n’y pense pas beaucoup pendant la grosse demi-heure d’escalade ! On se demande ce qu’on fout de nuit, dans l’obscurité, sur ces marches casse-gueules sur lesquelles on transpire comme un cochon tout en dépassant des minettes en train de vomir à cause de la violence de l’effort matinal ! Mais grâce à notre persévérance nous avons effectué cette montée dans des délais tout à fait honnêtes, ce qui nous a permis d’être comme prévu parmi les premiers au top et de décrocher le fameux sésame pour l’un des plus beaux points de vue de la planète. Et nous avons en fait même été tellement bons que c’est bibi qui a eu le premier des 400 tickets de la journée donc si vous cherchez le patron de ces lieux vous savez désormais à qui vous adresser !

Et c’est à 6h pétantes que les portes du Machu Pichu ont ouvert, ce qui nous a permis pendant l’espace de quelques minutes d’investir ce lieu encore complètement vide et d’assister au lever du soleil en nous prenant pour de véritables Incas. Nous avons ainsi déambulé au milieu de ces jardins en terrasse et de ces maisons en pierre, mystères de l’histoire dans la mesure où les matériaux utilisés ne proviennent pas de ce site montagnard mais apparemment de carrières située à plusieurs milliers de kilomètres de là. On se demande déjà pourquoi les premiers arrivants ont eu l’idée de s’installer dans cette région hostile, mais si en plus ils ont du trimballer leurs cailloux avec leurs petits bras musclés ont se dit qu’ils devaient être totalement fous à l’époque ! Et ce ne sont d’ailleurs pas les seuls à avoir un pet au casque, car après nos efforts nocturnes nous avons enchaîné dès 7h du mat’ sur une nouvelle ascension de près d’une heure, sur des chemins escarpés et particulièrement raides, qui nous a elle permis d’atteindre le sommet du Wayna Pichu d’où la vue était heureusement aussi exceptionnelle que ce qu’on m’avait vendu. Nous surplombions en effet toute la cité mystérieuse, et ce caractère sacré était renforcé par une cérémonie organisée au milieu des ruines en l’honneur du Dieu Soleil, par une sorte de secte toute habillée de blanc. Chance inouïe, j’ai appris par la suite que cette célébration n’avait lieu qu’une fois tous les 12 ans et que nous étions véritablement des privilégiés d’avoir pu observer cela de si haut. Puis la matinée s’est poursuivie par un trek d’1h30 sur cette même montagne, avec un certain nombre de franchissements d’échelles, d’escalade d’escaliers d’origine particulièrement éprouvants pour nos organismes fatigués, et de percées dans une végétation luxuriante. C’est donc quasiment à bout physiquement que j’ai entamé seul, après avoir dit au revoir aux autres qui restaient 24 heures de plus, ma redescente vers Agua Calientes par les mêmes 1000 et quelques marches qui avaient tant fait souffrir mes pauvres jambes quelques heures auparavant ! Car je devais en effet être de retour à 1h30 à l’endroit où le bus nous avait déposés la veille afin de retourner à Cuzco. Je dois avouer que, n’en pouvant plus, j’avais cette fois-ci choisi d’opter pour un retour de luxe en train jusqu’au point de rendez-vous. Mais cela était sans compter sur la propension incroyable des Péruviens à raconter n’importe quoi avec un sérieux déconcertant, et le train de 12h qui m’avait été promis par 3 personnes différentes n’existant pas il m’a fallu me débrouiller tout seul comme un grand. C’est donc à 11h55, pourtant sur les rotules, que j’ai pris conscience du fait que j’allais devoir rallier la destination finale par mes propres moyens et que je me suis attaqué à pieds à ces 11 kilomètres de souffrance, que je n’avais qu’1h35 pour avaler… Et je l’ai fait ! Grâce à une vitesse moyenne de très exactement 7km/h j’ai réussi à arriver à 1h32 à la porte du bus, dans lequel je me suis immédiatement écroulé comme… comme ce que vous voulez en fait ! Ce trajet fut donc horrible car après 5 ou 6 kilomètres mes jambes ont commencé à trembler et ne me portaient plus que difficilement, mais c’est là que le mental a pris le pas sur le physique et que j’ai réussi à finir ce parcours à l’énergie, me disant que de toute façon un abandon n’était pas une option possible dans la mesure où je n’allais pas passer la nuit le long de rails en pleine nature. Je suis donc fier d’avoir effectué tous ces efforts en moins de 24 heures, mais franchement je ne recommencerais pas tous les jours ! En plus la journée s’est achevée par une nouvelle torture psychologique car c’est avec le même chauffeur que la veille que nous sommes rentrés et celui-ci, plus surexcité que jamais, roulait cette fois-ci à 75km/h sur des routes de montagnes pourtant limitées à 30… un vrai malade je vous dis ! Mais comme à l’aller cela m’a permis d’effectuer d’agréables rencontres, cette fois-ci avec deux Israéliennes qui étaient apparemment aussi enchantées que moi d’arriver en vie au terme de cette folle course contre la mort !

C’est d’ailleurs avec elles que j’ai passé une bonne partie du lendemain, à me balader dans la ville pour assister au défilé qui était l’un des moments forts de ce festival. Avant de les retrouver j’ai tout de même eu le temps de me mettre une nouvelle fois en danger, de manière toutefois plus soft, en me rendant chez un coiffeur local pour me débarrasser de ma tignasse que je ne supportais plus. Le résultat est finalement assez correct mais je dois reconnaitre que j’ai quand même eu quelques frayeurs sur le coup,  car je pense que je suis tombé sur le seul coiffeur du monde qui est capable de couper des cheveux tout en regardant attentivement le match de foot diffusé sur la télé de son salon ! Cela ne l’a donc pas empêché de faire consciencieusement son travail et, après m’avoir délesté de quelques kilos capillaires, de s’empresser de s’attaquer à ma barbe naissante et… à mes poils de nez ! Très complet ce garçon ! Et c’est ainsi avec une tête toute neuve que j’ai retrouvé mes deux Israéliennes pour une après-midi passée mêlés à la foule immense qui mangeait et picolait allègrement au milieu des milliers de stands dressés pour l’occasion, tout en admirant les processions de danseurs, de vieux et d’enfants, tous habillés dans des costumes traditionnelles aux couleurs vives et aux coupes étranges, mais aussi des artistes de rues dont certains étaient pour le moins étonnants. Je pense que la palme de la bizarrerie devrait d’ailleurs être décernée à un joueur de flûte à bec qui avait la particularité d’être manchot et de jouer avec ses moignons… Alors certes il faut bien admettre qu’il y a avait 2 ou 3 fausses notes dans sa partition, mais ils sont malgré tout trop forts ces Péruviens !

Il a ensuite malheureusement fallu que je mette un terme assez rapidement à cette fiesta si typique car une tâche très spéciale pour un backpacker en tour du monde m’attendait : la préparation de mon entretien téléphonique du lendemain. Car en effet, grâce à Antonin, un de mes amis de l’Essec qui a été génial et qui m’a informé il y a quelques semaines de la libération d’un poste à Paris dans une société spécialisée en immobilier d’entreprise correspondant exactement à ce que je souhaite faire à mon retour de voyage, j’ai pu envoyer mon CV, être rappelé et convenir d’un entretien avant même de rentrer en France. C’est donc jeudi matin, aux aurores, que j’ai pu m’entretenir pendant une bonne heure avec la chargée d’affaires avec qui je serais amené à travailler si je suis finalement pris, et me prendre à rêver doucement d’exercer dans quelques semaines un métier qui me correspondrait parfaitement. Le seul petit problème c’est qu’il y a des risques pour que je sois amené à écourter mon périple si je suis embauché, mais l’offre est tellement belle, et mes découvertes d’ores et déjà si nombreuses, que ce ne serait finalement pas si grave que ça !

Mais, que tout le monde se rassure, tout cela ne change pas fondamentalement mes plans quotidiens à très court terme tant que je n’ai pas eu de deuxième entretien et de réponse définitive. C’est ainsi dans un état d’esprit toujours caractéristique d’un voyageur solitaire totalement épanoui et incroyablement heureux de la vie qui est la sienne en ce moment que j’ai consacré ma journée du vendredi à une mission de bénévolat proposée par l’hôtel dans lequel j’ai résidé pendant toute la durée de mon séjour au Pérou. Et mon bonheur fut vraiment total ce jour-là car le travail exigé correspondait à ce que je sais peut être faire de mieux : de la démolition pure et dure de murs en brique  à la masse de 10kg! C’est en effet dans un endroit complètement improbable que nous avons été amenés, la douzaine de volontaires et moi, car il s’agissait d’une vieille maison donnée par un habitant de Cuzco à une bande de hippies complètement allumés qui souhaitent transformer cette mansarde en temple dédié à l’apprentissage de méthodes de relaxation, de yoga et de méditation aux enfants défavorisés des environs. Alors je sais qu’on ne me demande pas mon avis, mais je suis comme Balladur donc je vais le donner quand même : vous ne pensez sérieusement pas qu’il y a des choses beaucoup plus importantes pour ces pauvres gamins que d’apprendre à jongler avec leur yin et leur yang ! Toujours est-il que l’idée de fracasser du parpaing m’amusait au plus haut point et que je me suis donc attelé à cette tâche avec ferveur, n’effectuant qu’une courte pause à l’heure du déjeuner. Et, en plus pas encore tout à fait remis de mon trek au Machu Pichu, c’est totalement lessivé que j’ai achevé cette journée, les bras complètement ankylosés et incapables de soulever ne serait-ce que la fourchette pourtant indispensable pour avaler le copieux repas qui m’a sauvé la vie à mon retour à l’auberge !

J’espère donc que vous réalisez pleinement la puissance de l’effort fourni et que vous l’appréciez à sa juste valeur car c’est en ce moment même avec moultes difficultés, résultant du fait que je n’ai pas encore totalement retrouvé l’usage complet de mes membre supérieurs, que je vais m’apprêter à mettre un point final au compte-rendu de cette folle semaine, puis remettre péniblement mon sac sur mon dos pour me diriger vers la gare centrale où je vais prendre le bus qui va lui m’emmener à Lima ! En attendant c’est avec la motricité d’un Playmobil que je vous fais un signe de la main pour vous dire au revoir et que je vous souhaite une excellente semaine !