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Nouvelle – Zélande

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Auckland
- Wanganui : 451 km
Wanganui - Wellington : 196 km
Picton - Christchurch : 336 km
Décalage horaire : + 12



C’est à 9h précises que j’ai quitté Auckland lundi matin. Et c’est à pied que je me suis rendu au terminal de Skycity d’où partait mon bus. Mais c’est surtout lors de ce trajet avec mes 25kg sur le dos que j’ai pris conscience du fait que mon voyage allait être encore plus sportif que prévu… Imaginez vous en train de faire le tour du monde avec un enfant de 8 ans endormi sur le dos et vous comprendrez mieux les marques rouges qui naissent déjà sur mes épaules !

Heureusement cette petite marche matinale n’a duré qu’une demi-heure et j’ai rapidement pu m’installer assez confortablement dans le bus qui allait m’amener à Wanganui. Avant d’atteindre cette ville au nom qui me faisait tant rêver 8h de route étaient nécessaires et je reconnais que je redoutais légèrement à la fois la fatigue et l’ennui. J’ai donc sorti mon ipod, mes tongs et mon sweat à capuche, fin prêt pour cette traversée épique de la Nouvelle-Zélande ! Mais ce que j’allais découvrir allait très rapidement mettre fin à mes craintes relatives à la qualité de ce voyage…

Un peu moins de 2h après être partis nous avons changé de planète et je me suis retrouvé dans un des décors les plus fantastiques qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à présent. Je m’attendais en effet à ce que la campagne néo-zélandaise soit riche et luxuriante mais je ne pouvais certainement pas imaginer un tel spectacle. J’ai d’habitude horreur des personnes qui passent leur temps à faire des comparaisons avec la France lorsqu’elles sont à l’étranger, mais si je ne le fais pas ici j’aurai beaucoup de mal à dépeindre ce que j’ai vu. Il s’agit donc pour moi d’un mélange entre le Pays Basque, l’Auvergne, la Savoie et la jungle. Vous prenez les plus beaux paysages de ces régions, vous les mixez en prenant soin d’avoir un résultat aussi harmonieux et spectaculaire que possible et vous aurez une image assez nette du cœur de la Nouvelle-Zélande. Ce qui frappe également c’est l’absence quasi-totale de population au centre du pays. Mais lorsque l’on sait qu’il ne compte que 4 millions d’habitants, dont 1,5 à Auckland, on comprend beaucoup mieux pourquoi il est possible de rouler pendant près de 6h dans ce cadre sublime. Nous n’avons d’ailleurs traversé que peu de villages qui sont, eux aussi, très typiques. Pour faire simple il s’agit de petites villes du far west, bâties autour d’une rue principale où l’on s’attend à trouver un saloon d’où sortiraient des cow-boys complètement bourrés et des danseuses de french cancan en tenue ! C’est impressionnant de voir le décalage entre une ville comme Auckland et les villes rurales situées à une centaine de kilomètres. Environ 100 ans de décalage horaire !

Mais la quasi-totalité du trajet a été effectuée au milieu des montagnes, des moutons et des cascades. Ce cadre est tout simplement parfait pour réfléchir et laisser son esprit voyager. Moi qui suis pourtant un citadin pure souche, pas particulièrement dans son élément à la campagne, je n’ai pas pu m’empêcher d’être ému par le paysage et de me sentir extraordinairement bien. Alors oui, j’ai bien conscience du fait que je peux être en train de donner l’impression d’essayer de vendre du rêve à une cagole un peu naïve et ce à des fins peu avouables, mais ce n’est absolument pas le cas ! J’ai vraiment été stupéfait par la beauté de la Nouvelle-Zélande et par la richesse de sa nature. Mais tout cela c’était avant le drame bien sûr, avant que je n’arrive à destination. Et là je suis rapidement retombé sur terre.

Après avoir vu autant de paysages magnifiques l’arrivée a été un peu douloureuse. En effet Wanganui, ville au nom si doux et exotique, parvient malgré tout à allier les intérêts touristiques de Dunkerque au charme de Beauvais… Un vrai petit paradis sur terre ! Pas un café internet, pas un bureau de change et, évidemment, pas la moindre banque HSBC (ça valait bien le coup que j’ouvre un compte chez eux avant de partir !)

Après avoir marché 20 bonnes minutes depuis la zone industrielle dans laquelle j’ai été déposé par le bus, j’ai fini par rejoindre le centre ville. Pour faire simple c’est la rue principale avec les cow-boys, les danseuses, etc… Heureusement j’ai pu demander mon chemin à un chauffeur de taxi qui m’a indiqué un hôtel pour backpackers. Et après encore 10mn à crouler sous le poids de mon sac à dos j’ai enfin pu atteindre ce refuge si mérité.

Il s’agissait d’une grande maison dans laquelle se côtoient des voyageurs du monde entier et des locaux à la recherche d’un hébergement relativement bon marché. Il est donc très amusant de croiser dans la cuisine à la fois 2 polonaises en road trip et un biker chômeur néo-zélandais ! Mais l’ambiance le premier soir n’était pas excellente, chacun restant dans son coin et ne semblant pas avoir vraiment envie de se lancer dans une grande discussion. J’en ai donc profité pour me coucher tôt et faire ma première nuit de presque 12h depuis mon arrivée.

Le lendemain, frais et reposé, j’ai décidé de me lancer dans une visite plus approfondie de Wanganui. Un de mes objectifs en choisissant d’aller là-bas était de découvrir une ville néo-zélandaise moyenne, car je suis convaincu qu’on en apprend beaucoup plus sur un pays en se rendant dans ce type de ville que dans les capitales touristiques. Je souhaitais donc voyager et je n’ai pas été déçu, car pour voyager j’ai voyagé ! En dehors de la « Main Street » il n’y a que des zones résidentielles assez peu attractives. Et malgré la longue promenade que j’ai effectuée le long de la rivière on ne peut pas dire que j’ai été cette fois-ci époustouflé par la vue. Mais j’ai pu en profiter pour préparer mon voyage du lendemain et repérer l’endroit le plus propice pour être pris en stop. Car c’est ce moyen de transport que j’ai choisi pour rallier Wellington, l’étape suivante de mon périple.

Afin de me reposer après plus de 3h de marche je suis retourné dans le « centre » et je me suis posé dans un bar qui avait une connexion wi-fi (incroyable n’est ce pas !). Et c’est là que j’ai pris conscience pour la première fois du véritable intérêt de voyager seul : les gens viennent beaucoup plus facilement vous parler. J’ai donc passé près d’une heure à parler d’économie locale et d’ouverture internationale avec un habitant de Wanganui qui était venu me voir pour me dire qu’il aimait beaucoup mon chapeau. Je ne pensais pas que mon premier contact avec la population locale se ferait grâce à un Panama mais du coup je suis ravi de mon investissement ! Et la journée allait être riche en rencontres car de retour à mon dortoir j’ai fait la connaissance de 2 nouveaux arrivants, un suédois et un norvégien, nettement plus sympathiques et ouverts d’esprit que les occupants de la veille. Nous sommes donc partis prendre un verre en « ville » et j’ai pu m’apercevoir du fait que les clichés sur la France sont aussi variés qu’hallucinants. J’ai la chance de vous annoncer que personne chez nous ne sait parler anglais, qu’on ne bosse que 4 jours par semaine parce qu’il est illégal de travailler plus, que l’on boit du vin même au petit déjeuner ou encore, mon préféré, qu’on doit faire la queue dans les bars et attendre son tour pour pouvoir picoler ! De retour à l’hôtel, assez ému par ses découvertes sur notre richesse nationale, je suis directement allé me coucher car la journée du lendemain s’annonçait très longue.

C’est donc mercredi matin, à 7h30, que je suis parti du Tamara Lodge avec toutes mes affaires et mon panneau « Wellington » d’auto-stoppeur préparé la veille. Je l’avais accroché à mon sac à dos afin d’éviter de le porter sous le bras pendant les 45mn de marche qui me séparaient de l’autoroute où j’avais le plus de chances d’être pris en stop. Et cette idée s’est avérée payante car moins de 20mn après mon départ un van s’est arrêté spontanément, le chauffeur me proposant de m’avancer jusqu’au village suivant. J’ai pu ainsi faire la connaissance de 4 peintres en bâtiment très sympathiques qui partaient sur leur chantier, et surtout très intéressés par les performances des françaises sous la couette… La journée se plaçait clairement sous le signe de la poésie et de la finesse ! Ils m’ont déposé 20 km plus loin dans un village désert où je commençais à avoir un peu peur de ne croiser personne. Ce n’est pourtant que 5mn plus tard qu’un père de famille d’une cinquantaine d’années m’a fait monter à bord de sa voiture. Le trajet a durée une petite demie-heure pendant laquelle il n’a pas arrêté de se foutre de moi à cause de la lourde défaite de l’équipe de France face aux All Blacks 2 semaines auparavant ! Mais il a au la gentillesse de me déposer sur la route de Wellington, ce qui m’a permis de retrouver en moins de 10mn une voiture qui m’a cette fois-ci avancé de près de 80km. Ce chauffeur m’a lui déposé au cœur d’une petite ville dans laquelle j’ai, là aussi, très facilement trouvé une voiture, la quatrième de la journée. Il s’agissait d’un pick-up puant qui remorquait un cheval et qui était conduit par une fermière haute en couleurs. Elle m’a entre autres expliqué qu’il était illégal en Nouvelle-Zélande de frapper ses enfants mais que ça ne l’empêchait clairement pas de le faire et que, dans le pire des cas, ça lui ferait 3 mois de vacances bien méritées si on l’envoyait en prison… Mais c’est au moment où elle a insisté pour que je regarde les coups de soleil sur le haut de sa poitrine, pour me prouver qu’il fait parfois beau dans ce pays, que j’ai commencé à avoir vraiment peur ! Après ce trajet aussi folklorique que malodorant je me suis enfin retrouvé très près de Wellington. Et, pour ne pas changer les bonnes habitudes, il ne m’a fallu que 10mn pour arrêter ceux qui allaient m’amener à destination. Là non plus je n’ai pas été déçu du voyage car il s’agissait d’un couple de jeunes roots anglais adorables qui voyageait avec leur guitare et dormaient dans leur voiture, une espèce de poubelle sur roues dont la portière arrière gauche ne se ferme qu’à coups de pieds ! Et c’est donc un peu avant 13h que je suis arrivé à bon port, environ 5h avant l’horaire prévu selon mes estimations.

Ne connaissant pas du tout la ville et ne sachant absolument pas où j’étais je me suis posé dans le premier café offrant une connexion wi-fi que j’ai trouvé. Je me suis alors rendu compte que j’étais très proche de l’endroit où je devais me rendre et j’ai décidé d’aller y poser directement mes affaires pour être plus libre pendant l’après-midi. C’est donc ce que j’ai fait, assez impatient de vivre ma première expérience de couchsurfing. C’est en effet un moyen de voyager aussi économique qu’enrichissant sur le plan humain car il consiste à être hébergé gratuitement chez des gens, tous inscrits sur le même site communautaire, et qui vous offrent leur canapé ou un lit pour quelques nuits. 

Je suis donc arrivé vers 14h dans un immeuble assez agréable et très bien placé, mais une fois le seuil de la porte franchi le choc culturel a été violent. Je venais de débarquer chez une mère célibataire hippie de 28 ans qui vit avec son fils hyperactif de 4 ans dans un appartement qui semble avoir été victime d’un tsunami une heure auparavant. Je suis loin d’être un maniaque du rangement mais là les limites de la salubrité étaient largement dépassées ! Faisant justement ce voyage pour découvrir d’autres cultures j’étais quand même assez content d’avoir débarqué ici et j’ai commencé à discuter avec elle de sa vie à Wellington. C’est là que je me suis rendu compte qu’elle ne fumait probablement pas que des cigarettes, qu’elle vouait un culte aux arbres et aux plantes, et qu’elle préférait être au chômage que travailler parce que, je cite : « le seul boulot que je pourrais avoir serait gouvernemental et je hais ce gouvernement parce qu’il est méchant, il veut tout le temps nous voler notre argent et en plus il est malhonnête ». Et là j’ai eu beaucoup de mal à ne pas éclater de rire car question malhonnêteté mon hôtesse n’était pas mauvaise du tout : Non madame, on ne met pas sur son profil du site de couchsurfing la photo d’une de ses amies mignonnes et au look de working girl lorsqu’on ressemble soi-même à une baba-cool enceinte de jumeaux, ça peut être trompeur pour celui qui débarque chez vous!

Après avoir passé près d’une heure à disserter sur l’avenir de la planète et des oiseaux je suis parti découvrir Wellington, la capitale administrative et culturelle du pays. J’ai tout d’abord été frappé par la petite taille de cette ville. Le centre est minuscule et il ne faut pas plus de 2 heures pour en avoir fait le tour. L’autre chose marquante lors de cette visite a été la météo. C’est sous une véritable tempête que je me promenais, avec des rafales de vent dépassant les 100km/h. J’en ai donc profité pour aller me cultiver et c’est dans le musée de la ville que je me suis réfugié, avant de traverser la rue pour me rendre dans une grande galerie d’art. J’ai ensuite achevé ma balade par un passage dans Cuba Street, la rue la plus animée de Wellington qui compte étonnamment un grand nombre de cafés et restaurants français. Après ma matinée de stop et plus de 3h de promenades je commençais à être épuisé, c’est pourquoi j’ai décidé de rentrer me reposer. Mais là encore ma hippie préférée allait me dévoiler une facette de sa personnalité que j’aurais pu anticiper : son manque total de fiabilité.

Alors qu’elle m’avait garanti que je pouvais rentrer quand je voulais à partir de 6h j’ai du l’attendre en bas de chez elle, dans le vent et le froid, pendant plus de 2h. Même si je partais régulièrement faire des tours de quartier pour m’occuper, le temps m’a paru particulièrement long. Après en avoir profité pour méditer longuement sur les vertus de la patience et, je dois l’admettre, sur la question de la légalité d’un meurtre dans de telles circonstances, j’ai décidé de partir dès le lendemain matin et de prendre un lit dans l’hôtel de backpackers situé à moins de 500m de chez elle. Même si je suis venu en grande partie pour le dépaysement celui-là était trop rude moins d’une semaine après être parti de Paris. Et mon choix a été définitif lorsque je l’ai vue sortir du bus pieds nus, arborant un poncho et une grande jupe en laine certainement récupérés sur le tournage d’un film sur Woodstock !

Je suis tout de même bien sûr resté dormir le mercredi soir et j’en ai profité pour assister à son premier cours de guitare, cours qu’elle prenait tout en ignorant magnifiquement le petit monstre de 4 ans qui hurlait et empilait tout le linge propre au milieu du salon, tout simplement pour se « construire un bateau »… Ce cirque a quand même duré jusqu’à 10h30 et c’est à ce moment là que j’ai enfin pu m’endormir, harassé de fatigue par cette journée improbable !

J’ai donc pris mon sac à dos jeudi matin et je suis parti m’installer au Rosemere Lodge, l’hôtel repéré la veille. Grâce à ma liberté retrouvée j’ai pu profiter des 2 jours suivants pour visiter tranquillement la ville et rattraper mon retard culturel en faisant la tournée des musées et des hauts lieux touristiques de Wellington. Durant ce court séjour je me suis rendu au Te Papa Museum, le plus grand musée de Nouvelle-Zélande, à la galerie de portraits, au musée des JO ou encore au jardin botanique, un lieu magnifique située sur une colline et auquel on accède grâce à un vieux tramway. Ces visites ont bien occupé mes journées mais c’est surtout à l’hôtel que j’ai passé mes meilleurs moments. Cela a principalement été dû au fait que j’y ai rencontré un grand nombre de backpackers venant d’horizons très différents, parmi lesquels un nombre non négligeable de français. Et vendredi soir la fête a battu son plein lors d’un apéro sur la terrasse, où se mélangeaient à la fois des pensionnaires et une bande de clodos néo-zélandais qui sont venus mettre l’ambiance avec leurs bières et leur guitare ! Mais devant partir très tôt le lendemain matin je ne me suis malheureusement pas attardé à cette petite soirée.

C’est en effet à 6h30 que je suis parti avec mes 25kg en direction du port situé à une vingtaine de minutes de marche. J’étais convoqué à 7h pour embarquer sur le ferry qui allait m’emmener sur l’île du sud, où je vais achever mon séjour avant de partir en Australie. La traversée n’a duré qu’un peu plus de 3h mais, en raison de la mer très agitée, cela a été suffisant pour me rappeler que je souffre définitivement du mal de mer… Je suis toutefois très fier de vous annoncer que je n’ai pas vomi, je me suis juste contenté de devenir blanc fluo après moins d’1h de « mer » ! En dehors de ce léger désagrément tout s’est très bien passé et j’ai à nouveau fait la connaissance d’un allemand, nation largement représentée parmi l’importante population de jeunes voyageurs au long court.

Une fois arrivé à Picton, ville située sur la côte nord de l’île du sud, il me restait très exactement 336km à parcourir pour rejoindre Christchurch, ville depuis laquelle je partirai mercredi après-midi. Etant donné la facilité avec laquelle j’avais été pris en stop entre Wanganui et Wellington j’avais décidé de renouveler l’expérience. Pour cela j’avais préparé un panneau « Christchurch » que je tendais en direction des automobilistes tout en me rendant vers la route principale et, avant même de l’avoir atteinte, une voiture s’est arrêtée. J’étais bien évidemment ravi, mais pas autant qu’au moment où mon chauffeur m’a annoncé qu’il passait par Christchurch et qu’il allait me déposer précisément à l’adresse à laquelle je devais me rendre !

Je suis donc monté à bord et j’ai effectué un excellent trajet pendant près de 4h, et ce pour 2 raisons : la première est que le père de famille qui m’avait pris à bord de son break était adorable et la deuxième est que les seuls paysages plus beaux que ceux de l’île du Nord que j’ai vus jusqu’à présent sont ceux de l’île du Sud. C’est absolument magnifique et cette partie du pays possède l’immense avantage d’offrir des paysages extrêmement variés bien que pourtant très proches. Nous avons ainsi longé des montagnes pelées avant de nous retrouver dans des vallées verdoyantes puis de longer une route coincée entre la mer et les montagnes et, enfin, de traverser des régions viticoles… C’est absolument incroyable.

C’est en effet à moins de 500m de ma destination finale que mon chauffeur m’a finalement déposé, là encore avec quelques heures d’avance sur l’horaire prévu selon mes calculs foireux !  Je n’ai donc eu qu’à marcher quelques minutes pour me rendre chez ma nouvelle hôtesse de couchsurfing, moyen à nouveau choisi pour régler la question de mon hébergement. Et j’allais me rendre compte que cette journée était clairement placée sous le signe de la chance. Il est vrai qu’après ma première expérience dans le domaine j’étais un peu sceptique quant à l’accueil qui allait m’être réservé. Mais mes craintes allaient s’avérer être inutiles car c’est une étudiante très souriante qui m’a ouvert la porte et qui m’a directement montré MA chambre pour moi tout seul dans laquelle je vais séjourner jusqu’à mon départ ! Il s’agit donc d’une néo-zélandaise étudiante à Christchurch qui vit en colloc’ dans une petite maison très sympa avec 3 couples d’une vingtaine d’années. Une ambiance beaucoup plus proche de l’idée que je me faisais du couchsurfing que celle trouvée dans le taudis hippie où j’avais débarqué 3 jours plus tôt !

Pour financer ses études elle travaille dans un bar pendant le weekend et, pour ne pas passer la soirée seul à la maison, j’ai choisi de l’y accompagner. Ce choix s’est avéré payant car j’ai très rapidement rencontré un groupe de backpackers européens avec qui j’ai dîné, avant de discuter avec une finlandaise qui m’a présenté son groupe d’amis avec qui j’ai passé le reste de la soirée. Ce n’est que vers 2h30 que j’ai finalement décidé de rentrer, épuisé par ma longue journée. Le seul problème de la chambre dans laquelle j’habite est… qu’elle est totalement vide ! Je me suis donc fabriqué un lit en piquant les coussins du canapé du salon et c’est dans ces conditions de confort assez spartiate que j’ai passée ma première nuit à Christchurch. Mais j’en profite quand même car je pense que dans les mois à venir  je vais vivre des nuits bien moins confortables!