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    Nouvelle - Zélande

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Paris - Auckland : 18 550 km
Durée du voyage : 24h
Décallage horaire: +12

Ca y est, après 9 mois de rêves, de démarches, d’attente et d’impatience la récompense est là : c’est d’Auckland que je rédige ce premier post ! Début d’une aventure extraordinaire qui va durer près de 35 semaines et qui va m’emmener aux 4 coins du monde. Malgré les quelques jours déjà passés en Nouvelle-Zélande j’ai toujours un peu de mal à réaliser ce qui se passe et ce qui m’attend cette année. Mais en revanche en ce qui concerne la chance inouïe que j’ai, il n’y a aucun problème, j’en ai pleinement conscience !


Je suis donc parti mercredi matin de Roissy pour un premier vol de 12h direction Singapour. Le voyage commençait bien puisqu’en volant sur Singapore Airlines j’ai eu la chance d’être l’un des premiers passagers à effectuer un trajet à bord de l’A380. Ca n’a aucun intérêt mais c’est toujours agréable d’avoir le sentiment d’être un pionnier de l’aviation moderne ! Je conseille tout de même à ceux qui en ont l’opportunité de voyager sur cet appareil car il est incroyablement confortable, même en classe éco.

Après 1h50 d’escale dans l’aéroport-musée de Singapour, qui ressemble plus à un hôtel 5* qu’à un terminal, je suis reparti pour Auckland et c’est là que les choses ont commencé à nettement se gâter…

Adieu l’A380 tout neuf et bonjour le 777 d’antan avec la clim’ défectueuse qui siffle pendant 9h10, la vidéo qui saute toutes les 2mn30 et le bébé 2 rangées devant qui ne semblait pas particulièrement apprécier le charme des hôtesses… Et le gros jackpot a été ma voisine (pendant 9h10 je tiens à le rappeler) : une charmante mamie néo-zélandaise qui a décrété que j’étais son nouveau meilleur ami et qui a unilatéralement décidé de lancer un jeu qui s’appelle « je te pose plein des questions mais que quand tu dors ». Bah oui, c’est beaucoup plus rigolo de me réveiller en me tapant sur l’épaule pour successivement me demander comment je m’appelle, connaître l’âge de mes parents et savoir si je suis déjà allé en Namibie ! En tout cas ça avait l’air de beaucoup l’amuser, c’est toujours ça de gagné.

C’est donc avec un grand bonheur que je me suis posé à Auckland, un peu plus de 24 heures après être parti de Paris. Mais le comité d’accueil m’avait prévu d’autres surprises dont je me serais bien passé…

Tout s’annonçait bien jusqu’à la douane et la rencontre avec un charmant maori en costume de douanier qui n’a pas franchement du ressentir tout l’amour que je lui portais. Il a donc décidé qu’il allait passer en revue l’intégralité des articles du règlement et j’ai franchement passé un sale quart d’heure. En fait il ne croyait pas du tout à mon histoire de tour du monde (ce qu’il m’a avoué après) et a donc passé très précisément 47mn à m’interroger sur les motifs de ma venue. J’ai entre autres eu le droit aux mêmes questions posées 5 ou 6 fois, au ton menaçant, à la vérification de TOUS mes billets jusqu’en avril et à la rédaction d’un rapport de 2 pages sur moi… je suis déjà une star en Nouvelle-Zélande ! Je pense surtout qu’il y en a encore 2 ou 3 dans ce pays qui n’ont toujours pas digéré l’affaire Bastareaud et l’humiliation infligée par le XV de France aux All Blacks cet été à Dunedin, et que du coup j’ai ramassé pour tous les autres !

J’ai finalement quand même eu le droit de passer la douane et le vrai voyage a enfin pu commencer. Je suis d’ailleurs rentré de plein pied dans le vif du sujet car étant donnée l’heure tardive (près d’1h du matin) il n’y avait plus aucun bus pour le centre ville et j’ai du passé ma première nuit néo-zélandaise sur un des sièges particulièrement confortables de l’aéroport. Ce n’est que vers 5h30 que j’ai enfin pu quitter ce lieu charmant où j’ai été si gentiment accueilli !

Après 30mn de trajet, 1h30 d’attente au terminal de bus et encore 20mn de voyage je suis finalement arrivé à destination, très précisément 36h après mon départ de Paris… Et c’est chez Olivier, un français de l’ESCP en stage à Auckland et particulièrement accueillant, que j’ai enfin pu poser mes valises. Il s’agit en fait d’un ami d’amie qui m’a très gentiment proposé quelques jours avant mon départ de passer mes premières nuits en Nouvelle-Zélande chez lui. Après mon trajet quelque peu mouvementé c’est avec un bonheur indescriptible que je me suis affalé sur son canapé immédiatement après avoir franchi le seuil de sa maison !

Etant donnés à la fois ma fatigue importante et le temps totalement pourri qui empêchait d’envisager toute forme de ballade extérieure vendredi j’en ai profité pour me reposer pendant une bonne partie de la journée. Et oui, je m’attendais à sortir directement mon maillot de bain en me posant dans l’hémisphère sud mais c’est sous une véritable tempête que j’ai atterri. J’ai donc du ressortir mon gros pull, mon écharpe et ma veste, pourtant bien rangés tout au fond de mon sac… J’ai la légère impression de m’être fait flouer sur la bande-annonce de l’été néo-zélandais !

Grâce à ce repos bien mérité j’ai quand même pu être en forme dès le premier soir pour une petite soirée avec Oliv’ et ses collocs. Il s’agissait en fait d’une de ses collocs et de ses amies. Très gentilles, très drôles mais légèrement surexcitées et ne se caractérisant pas par leur physique extraordinaire. La soirée fut malgré tout excellente et j’ai 2 bonnes nouvelles pour les célibataires qui s’apprêtent à voyager : d’une part, même à l’autre bout du monde les filles d’une vingtaine d’années deviennent hystériques après 2 verres et en présence de représentants de la gent masculine, et de l’autre le frenchie s’exporte très bien.

Après avoir bien rigolé en admirant ce spectacle troublant nous avons décidé avec Oliv’ que la plaisanterie avait assez duré et nous sommes partis sagement nous coucher dans nos appartements en laissant nos amies néo-zélandaises dans un état de sobriété fort relatif ! Et ce n’est que 3h30 plus tard, à cause du décollage horaire, que je me suis réveillé. Etant étonnamment assez en forme j’ai profité de cette longue journée et du beau temps revenu pour découvrir Auckland.

Il s’agit d’une ville très agréable mais qui présente le double inconvénient de n’offrir que peu d’activités et de jouir d’une météo très souvent maussade. J’ai donc rapidement visité la rue principale, Queen Street, qui descend jusqu’à la marina où se trouve le bateau de l’America’s Cup et je suis ensuite remonté en passant par Skycity, la fameuse tour d’Auckland qui est la plus haute de l’hémisphère sud. Un magnifique monument à ne surtout pas manquer si vous passez dans la région ! Et pour continuer dans les découvertes culturelles j’ai rejoint Oliv’ chez Burger King pour un déjeuner typiquement local… Un véritable choc culinaire !

Mais le véritable intérêt de cette ville réside dans le fait qu’elle est bâtie sur la mer et que tout est fait pour profiter au mieux de ce cadre idyllique. Nous sommes donc partis à Mission Bay, une plage proche du centre-ville qui est en quelque sorte le Beverly Hills local. Les points de vue étaient magnifiques et le cadre de vie tout aussi formidable. C’est pourquoi nous nous sommes attardés dans ce quartier, avant de rentrer chez lui où nous avons passé une soirée beaucoup plus calme que la veille.  Nous avons longuement profité de sa terrasse et de sa vue sur la vallée avant de rentrer regarder un film.

Cette deuxième nuit tranquille m’a permis de me remettre totalement du voyage et du décalage horaire. Du coup j’ai fait, comme un bébé, ma première vraie nuit complète sans réveiller personne ! Comme en plus le beau temps est au rendez-vous aujourd’hui toutes les conditions étaient réunies pour que je profite au maximum de cette journée. Je suis donc parti pour Devonport, une île située juste en face d’Auckland, et depuis laquelle on bénéficie de la plus belle vue sur la ville. Et c’est depuis ce lieu de rêve, assis sur un banc en altitude et face à la mer, que je suis en train d’écrire… je suis définitivement un des hommes les plus chanceux de cette planète.

Je vais d’ailleurs assez rapidement retourner prendre le ferry pour quitter cette île et me rendre au Domain, le plus grand parc d’Auckland qui est apparemment lui aussi très beau, puis sur le mont Eden, à côté duquel se situe l’Eden Park et qui offre lui aussi des points de vue splendides. Et dès demain matin je prends un bus pour Wanganui, une ville située sur la côte entre ici et Wellington. Il parait que la région est très belle mais je crois que c’est en fait le nom qui m’a définitivement poussé à choisir ce point de chute. Rien qu’en le prononçant j’ai déjà l’impression de voyager !