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Mexique

Cancun – Tulum : 132 km
Tulum – Merida: 244 km
Merida – Puebla: 920 km
Puebla – Acapulco: 304 km
Décalage horaire: - 7


Plages de sable fin, mer d’un bleu azur, palmiers et cocotiers à foison, merveilles du monde moderne, rencontres étonnantes, découvertes en tous genres, apprentissage sur moi-même et sur le monde, nourriture exotique… Quand est ce que le rêve va prendre fin ?

Et malheureusement la réponse est « bientôt » car la journée d’hier a marqué le lancement du décompte des jours qui vont passer bien vite jusqu’à mon retour en France, et donc à une vie plus traditionnelle. En effet il ne me reste « plus » qu’un mois moins un jour avant de reprendre l’avion pour un aller-simple New York-Paris qui dès aujourd’hui commence à me faire peur. Mais le gros avantage après quasiment 8 mois de voyages, dans des conditions parfois dantesques, c’est que j’ai appris à apprécier pleinement chaque jour sans me soucier des contraintes du suivant, et à faire du Carpe Diem une vraie philosophie de vie. C’est donc un tout petit peu stressé mais surtout toujours aussi heureux de bénéficier pendant encore plusieurs semaines de la chance inouïe de pouvoir parcourir le monde que j’achève cette semaine qui n’aura, comme vous allez pouvoir le constater, tout de même pas été de tout repos.

Celle-ci a en effet commencé par un premier trajet en bus d’environ 4 heures qui m’a permis de quitter Cancun pour rejoindre Tulum, une cité balnéaire qui m’avait été conseillée par plusieurs amis déjà venus bénéficier des charmes du Mexique. Alors je dois reconnaître qu’au début j’ai été légèrement surpris de leurs recommandations car c’est dans une ville hideuse, bâtie le long d’une immense artère principale qui ressemble étrangement à une voie d’autoroute désaffectée, que j’ai débarqué en début d’après-midi. J’ai en plus eu l’occasion de l’admirer en long, en large et en travers car le seul hôtel abordable que j’avais trouvé sur internet ne se trouvait qu’à plus de 2 kilomètres de la station de bus et c’est à pied, par une température de plus de 35° et avec bien sûr mes fidèles 25kg de bagages sur le dos, que j’ai parcouru cette distance. Puis une fois arrivé à destination, et délesté du poids de tout mon barda, c’est à une nouvelle mission pédestre que je me suis attaqué car la plage la plus proche se situait en fait à 5 ou 6 kilomètres de là. En tongs ça semble vraiment être le bout du monde ! Mais une fois arrivé sur le rivage, pesant au moins 2kg de moins qu’au départ à cause des litres de sueurs perdu en cours de route, j’ai enfin compris pourquoi tout le monde parlait avec autant d’enthousiasme de ce petit coin de paradis : une eau transparente à 28°, des plages de sable d’un blanc immaculé, des rangées de cocotiers qui vous séparent du reste du monde, et des petites cabanes sur pilotis qui surplombent ce paysage de rêve… Le simple bonheur à l’état pur ! J’ai ainsi passé un bon moment dans ce décor magique avant que le ciel ne commence à s’assombrir, me poussant à rentrer à contrecœur à ma guest house avant que n’éclate l’orage qui a bien rafraîchi l’air ambiant en fin de journée.

Je serais donc bien resté pendant quelques jours de plus dans ce cadre magique, mais ne bénéficiant que de peu de temps dans ce pays il m’a fallu dès le lendemain matin me remettre en route pour de nouvelles aventures. Et c’est d’ailleurs bien de véritables « aventures » qu’il s’est agi car, malgré des mois et des mois d’entraînement intensif dans ce domaine, je me suis complètement planté dans mon organisation, et ce tout au long de la semaine qui vient de s’écouler. Afin que vous ayez une idée relativement précise de l’étendue des dégâts voici un rapide résumé de ce que j’avais initialement prévu : je devais me rendre lundi matin à Xichen Itza, un site Maya qui figure parmi les 7 merveilles du monde moderne, passer une première nuit dans un hôtel censé être à proximité de ces pyramides qui devaient être d’une beauté à couper le souffle, consacrer ma journée du mardi à leur visite, dormir une seconde fois sur place, puis repartir mercredi à Merida, une ville située plus au nord où je devais dans la foulée réembarquer à bord d’un bus de nuit pour Puebla, dans le centre du pays.

Mais rien ne s’est passé comme je l’espérais car voici comment les choses se sont finalement déroulées :

Je suis donc parti lundi matin de Tulum, comme prévu, je suis arrivée à Xichen Itza vers midi, toujours comme prévu, et une fois sur place un chauffeur de taxi m’a annoncé que l’auberge que j’avais réservée à l’avance se trouvait à 23km de là et que le montant qu’il me demandait pour m’y accompagner équivalait en lui-même au prix d’une nuit en pension complète, et ça ce n’était pas du tout comme prévu ! J’ai du coup été obligé de changer très rapidement et radicalement mes plans, choisissant de me rendre le soir même à Merida après avoir passé l’après-midi sur le site historique. Et c’est ce que j’ai finalement fait en compagnie d’un étudiant en médecine Israélien, certainement le 2638ème descendant du peuple hébreu que je rencontre en moins de 3 mois, mais là encore la réalité a été bien différente de ce que j’avais planifié car j’ai réussi l’exploit inégalé de modifier mes propres modifications effectuées à peine 2 heures auparavant !

En effet, alors que je m’attendais à contempler des monuments d’une beauté extraordinaire j’ai été assez déçu dans la mesure où les pyramides que l’on y trouve sont à mes yeux loin d’être aussi majestueuses que ce que l’on en dit un peu partout dans le pays, leur taille n’ayant pas de quoi provoquer un cri de stupéfaction chez leurs observateurs et leurs ornements étant d’une simplicité qui laisse un goût amer aux touristes à la recherche d’un orgasme visuel. En plus il est interdit de les escalader, ce qui limite un tant soit peu l’intérêt de la chose, et à tout cela s’ajoutent des centaines de vendeurs ambulants particulièrement collants qui gâchent clairement le plaisir d’être là. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut la pluie torrentielle qui s’est mise à tomber lorsque nous nous trouvions, l’Israélien et moi, à l’endroit le plus éloigné possible de l’entrée du site et à proximité duquel il n’y avait bien sûr aucun endroit pour s’abriter, sinon ça n’aurait pas été drôle. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser cette averse ne relevait pas d’un simple hasard météorologique, mais bien d’une grosse erreur d’organisation de ma part, car c’est à cette occasion que j’ai appris que j’avais choisi de visiter le Mexique pendant la saison des pluies qui ne dure pourtant que 2 ou 3 semaines par an, pile celles durant lesquelles j’y suis présent. Et vous verrez par la suite que ce petit détail, au premier abord anodin, a bien pourri la suite de mon séjour centre-américain.

Du coup j’ai une nouvelle fois changé mon billet pour être en mesure de pouvoir quitter au plus vite ce lieu maudit, et c’est en milieu d’après-midi que j’ai cette fois-ci atterri à Merida sans avoir la moindre idée de là où je devais aller. Mais heureusement mes réflexes de voyageur désormais habitué aux plans galère m’ont poussé à me rendre illico dans un cybercafé où j’ai immédiatement trouvé une auberge très bien et pas trop chère, en plus équipée d’une immense piscine qui allait me faire beaucoup de bien pendant les 2 jours que j’avais à tuer avant de reprendre ma route. Et il s’est avéré que les bonnes nouvelles du jour ne se sont pas arrêtées là car, seulement quelques minutes après avoir trouvé refuge dans cet établissement très confortable, j’y ai rencontré une Française et une Suisse, toutes les 2 en fac de médecine à Genève, ainsi qu’un Breton venu dans cette région du monde pour participer entre autres à des missions de bénévolat impliquant la sauvegarde des tortues, et j’ai pu avec eux profiter du concert d’un guitariste venu se produire dans le patio de notre hôtel avant de partir prendre quelques verres sur la terrasse d’un bar donnant directement sur la place principale de Merida.

Ce n’est donc que le lendemain que je suis parti explorer la ville, et cela m’a permis de me rendre rapidement compte que les conséquences de mes mésaventures de la veille étaient somme toute assez agréables car, même s’il n’y avait pas de quoi se rouler par terre en tapant des pieds pour exprimer sa joie devant la beauté des lieux, c’est malgré tout dans un centre lui aussi très coloré, comptant de nombreux bâtiments historiques aux façades d’une beauté réelle, et agrémenté de nombreux immeubles sympathiquement délabrés qui donnent une touche folkloriquement vieillotte à cette bourgade apparemment tranquille, que j’ai flâné pendant 3 bonnes heures. J’en ai donc profité pour remettre à jour mes fiches culturelles mexicaines en visitant à la fois la cathédrale, le marché typique dans lequel on ne croise aucun touriste, et le palais du gouverneur dans lequel je suis rentré sans problème même si je pense que je n’avais rien à y faire. C’est sûr que lorsque l’on slalome entre des équipes de télés qui avancent caméras au poing et des officiels en tenue on se dit qu’on fait légèrement tâche dans le paysage avec son costume de parfait petit touriste européen !

Puis cette journée s’est poursuivie sous la pluie, suite au nouvel orage qui a éclaté lorsque je me trouvais dans l’une des rues proches du jardin public qui apporte une touche de verdure dans ce sympathique ensemble urbain. J’en ai donc profité pour me réfugier dans un petit boui-boui typiquement mexicain et cela a été pour moi l’occasion de tester de la nourriture vraiment locale. Du coup c’est après avoir tapissé les parois de mon estomac avec un délicieux burrito au poulet que je suis retourné à l’hôtel et que j’ai profité des charmes de la piscine pendant une bonne partie de l’après-midi. En effet, le mauvais temps ne m’a pas empêché de me prélasser dans l’eau chaude de ce grand bassin car, pour ceux qui ne seraient pas au courant, la pluie mouille autant que l’eau d’une piscine, et je ne comprends donc pas les personnes qui m’expliquent qu’elles ne peuvent pas se baigner à cause de 3 pauvres gouttes qui tombent du ciel !

Cela m’a ainsi permis de m’occuper jusqu’au retour des filles, parties faire une excursion pendant la journée, et c’est ensuite tous les trois que nous avons poursuivi notre découverte des spécialités locales qui peuvent parfois s’avérer être étonnantes. C’est ce que nous avons d’ailleurs appris à nos dépens lorsque nous avons attaqué notre stock de cannettes prévu pour la soirée car, en raison d’une erreur de leur part au moment de l’achat de ces provisions, c’est à un breuvage très étrange que nous avons eu le droit de goûter : de la bière sans alcool au citron et… au sel ! Autant avec de la téquila ces accompagnements passent très bien, mais là c’était franchement dégueulasse. Du coup j’ai rapidement couru jusqu’au resto où j’avais déjeuné le jour même et je me suis empressé de me débarrasser de l’arrière goût ignoble qui me pourrissait la bouche avec un bon plat de fajitas, nettement plus agréable gustativement parlant que cette boisson abjecte ! Et c’est ensuite avec de véritables bières, achetées cette fois-ci par mes soins dans un supermarché trouvé sur le chemin du retour, que nous avons achevé cette soirée en discutant jusqu’à une heure avancée de la nuit.

Puis, pendant la journée du mercredi, j’ai profité du temps dont je disposais avant de devoir partir prendre mon 4ème bus de la semaine pour me rendre dans le musée d’art moderne de la ville. Et là j’y ai découvert quelque chose d’extraordinaire : Merida héberge, pourtant avec fierté, la fondation la plus inutile du monde… Non, en fait ce n’est pas vrai. Elle présente un véritable intérêt dans la mesure où elle abrite en ses murs la plus belle collection mondiale de croûtes inexposables jamais exposées dans l’histoire des expositions ! Il faut tout de même reconnaître que l’on parvient miraculeusement à y débusquer quelques toiles de maîtres que l’on est ravi de pouvoir contempler, mais en y regardant de plus près on réalise très vite que ce ne sont en fait que de vulgaires photos mises sous verre, pourtant chéries par le conservateur de ce bouge culturel comme s’il s’agissait de toiles à la valeur inestimable. Un véritable scandale !

C’est donc après cette déception artistique que je me suis mis en route pour Puebla, une ville située non loin de Mexico, et là encore tout ne s’est pas franchement déroulé comme je le prévoyais. Mais cette fois-ci c’était à cause d’un voisin de voyage quelque peu envahissant qui a légèrement joué avec mes nerfs pendant toute la seconde partie du voyage. Il s’agissait en fait d’un prof d’université pédé comme un foc (non, il ne s’agit pas d’une faute d’orthographe : on ne dit pas pédé comme un « phoque », l’animal, mais bien comme un « foc », la voile de bateau, car elle se remplit en prenant le vent par derrière !), à qui j’avais eu le malheur de répondre gentiment lorsqu’il m’avait abordé à l’occasion d’une halte effectuée sur l’équivalent local d’une aire d’autoroute. Alors, qu’on se mette bien d’accord, je n’ai absolument rien à titre personnel contre nos amis homosexuels, mais cela n’est valable que dans la mesure où ils gardent leur sexualité bien au chaud dans leur caleçon. En effet, lorsqu’ils commencent à demander à mon obèse voisine s’ils peuvent échanger leurs places avec elle afin de pouvoir finir la route assis à mes côtés, et qu’ils me parlent en tentant avec une subtilité toute relative de m’effleurer le bras, ou même à deux reprises de poser « malencontreusement et accidentellement » leur main sur mon sexe apeuré au cours de la conversation, alors là, oui, je peux commencer à me braquer un tout petit peu ! Mais naïvement je lui ai accordé pendant tout de même un bon moment le bénéfice du doute, espérant le plus longtemps possible que j’étais tout simplement en train de me faire des films. Et c’est finalement lorsqu’il m’a donné son adresse mail afin que, je cite, « je puisse le contacter quand je reviendrai au Mexique pour qu’on aille passer un weekend tous les deux à aller bronzer sur les plages de Cancun » que je me suis dit que mes craintes étaient tout de même un minimum fondées et qu’il souhaitait en réalité se retrouver nez-à-nez avec une partie de mon anatomie que, comme le dit si bien Brassens, je ne réserve qu’à mes femmes et mes docteurs ! Mais moi je ne mange pas de ce pain-là, ou plutôt de cette saucisse là, mon cochon, donc si tu veux que je te fasse une petite représentation mentale assez explicite de la situation dis toi que lorsque je vais chez Léon de Bruxelles j’ai plus souvent tendance à commander un supplément de moules qu’à demander un rabe de frites ! Et c’est donc à toutes jambes que je me suis enfuit de la gare de bus dès que nous sommes arrivés à destination, ravi de pouvoir enfin me sortir de ce mauvais pas. Mais ce n’était que pour pouvoir découvrir encore plus rapidement que là encore je m’étais royalement planté dans mon organisation. Loi des séries quand tu nous tiens…

L’hôtel dans lequel j’avais prévu de descendre se trouvait en effet à Babelwed et, même si j’avais déjà versé un très léger acompte sur internet au préalable, j’ai décidé de prendre mes quartiers dans une auberge de jeunesse située elle en plein centre-ville. Cela m’a ainsi permis pendant l’après-midi de me promener sur et autour de la sublime place principale, rendue aussi charmante par les arcades, les rues piétonnes boisées et les magnifiques bâtiments coloniaux qui la bordent. Mais le tour en est malgré tout très rapidement fait et c’est la raison pour laquelle je suis ensuite parti me perdre dans les rues adjacentes, ce qui m’a permis de tomber complètement par hasard sur un musée dédié à la photographie, art que j’affectionne et que j’admire par-dessus tout. En plus j’ai en plus eu la surprise de tomber sur une exposition consacrée à la pornographie à travers les âges donc, par simple souci de comparaison avec ce que les artistes européens sont capables de créer autour du thème de la nudité et de la sexualité, je suis rentré et je me suis rincé l’œil… pardon, je me suis extasié, devant ces œuvres en noir et blanc pendant une bonne demi-heure ! En plus, après mon épisode à caractère résolument homosexuel vécu dans le bus quelques heures auparavant, cela m’a fait le plus grand bien de pouvoir contempler des femmes immortalisées dans leur plus simple appareil, et je vous demanderai par conséquent de ne pas me juger !

Puis le mauvais temps a repris ses droits et m’a gratifié d’un orage particulièrement costaud qui m’a contraint à rester à l’hôtel jusqu’au lendemain matin, c'est-à-dire jusqu’au moment de mon départ à Acapulco, ville étonnante où j’avais prévu d’aller passer le weekend. Cette fois-ci le trajet fut beaucoup plus tranquille, seulement rendu passionnant par Oui-Oui le chauffeur, un tout petit Mexicain tout moustachu et tout content d’être là qui faisait coucou à absolument TOUS les camions et à TOUS les bus, quelque soit leur compagnie, qui arrivaient en face pour se faire plein de nouveaux amis. Selon mes estimations il a donc dû faire plus de 400 signes de la main en un peu moins de 7 heures, ce qui pulvérise le record de la Reine d’Angleterre un jour de balade en carrosse dans les rues de Londres ! Du coup c’est avec la ferme résolution de me faire moi aussi plein de nouveaux amis que j’ai débarqué dans mon nouveau lieu de villégiature mais, semaine à thème oblige, j’ai à nouveau été assez déçu par ce que j’y ai trouvé. Il s’agissait en fait d’un bâtiment relativement laid, dans lequel les dortoirs pour 4 personnes sont sans exagérer aussi grands qu’un compartiment pour 6 dans un train corail, dont les lits sont prévus pour des lutins ne dépassant pas le mètre quarante, et qui était en plus désespérément vide lorsque j’y suis arrivé. Et pour couronner le tout c’est légèrement malade que j’ai fait mes premiers pas dans Acapulco, certainement à cause du climat défavorable de ces derniers jours. Donc après un rapide tour sur l’avenue principale j’ai décidé de rejoindre mon lit afin de me remettre physiquement aussi rapidement que possible. Mais c’était cette fois-ci sans compter sur la musique diffusée tellement fort par les enceintes de la boîte d’à côté que les murs de mon trou à rat tremblaient dangereusement. Heureusement ma fatigue était telle que vers une heure du matin j’ai fini par sombrer dans un sommeil salvateur, et cela m’a permis de me réveiller le lendemain matin un peu plus en forme que lorsque j’étais parti me coucher. Du coup j’étais suffisamment frais et dispo pour savourer pleinement la question qu’un Mexicain en vacances dans l’hôtel m’a posée pendant que je prenais mon petit déjeuner. Alors que nous discutions des soirées qui ont fait la légende de cette ville, et des clubs dans lesquels il me conseillait de me rendre le soir même, il m’a discrètement demandé en me chuchotant dans l’oreille si moi aussi j’étais gay… Mais qu’est ce qu’ils ont tous cette semaine ?! Est-ce que je me balade depuis quelques jours sans le savoir avec une plume dans le cul qui pourrait intriguer mes interlocuteurs et les amener à s’interroger quant à mon orientation sexuelle ?!!

C’est donc la tête pleine de questions que je suis ensuite parti marcher pendant de longues heures au milieu des hôtels plus ou moins kitsch qui bordent la plage, des innombrables boîtes de nuit, et des Starbucks, Mc Do, Burger King, Blockbuster et autres enseignes made in US qui permettent aux touristes américains de ne pas se sentir trop dépaysés dans cette ville qui, comme Cancun, n’a strictement rien de mexicain à offrir. C’est ainsi dans une atmosphère étrange, et pour tout dire légèrement décevante, que j’achève cette semaine épique avant de repartir pour Mexico, où j’espère bien trouver une ambiance plus typique et sensiblement plus dépaysante. Mais ne soyons pas pour autant plus royaliste que le roi, la présence de la mer, le défilé des Américaines en maillots et la possibilité de faire la fiesta me suffisent largement pour apprécier à sa juste valeur le charme de ce petit paradis artificiel aux caractéristiques si étonnantes donc, rassurez-vous, le soleil du bonheur brille toujours autant sur ma vie !