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Inde


Bangkok – Delhi : 2917 km
Delhi – Agra : 176 km
Agra – Jaipur : 374 km
Jaipur – Udaipur : 335 km
Décalage horaire Bangkok : +6
Décalage horaire Delhi : +4,5
 

On ne m’avait pas menti, l’Inde est vraiment juste parfaite pour les occidentaux en mal de dépaysement. Cela fait une semaine que je vis dans un monde complètement fou où les occasions de s’émerveiller sont à peu près aussi nombreuses que celles de se demander ce qu’on fout là ! Entre les petits mendiants que l’on trouve littéralement à tous les coins de rue, les estropiés qui survivent en faisant la manche, les vaches qui dorment sur la chaussée, les hommes qui se promènent main dans la main, ceux qui se teignent les cheveux en roux, les odeurs âcres qui prennent la gorge, les couleurs vives qui apportent une réelle touche de gaité dans ce pays où l’on comprend vraiment ce que signifie le terme de misère , les hôtels somptueux qui contrastent avec les bidonvilles qui fleurissent à leur porte, la nourriture inadaptée aux estomacs fragiles des voyageurs à la recherche d’un choc culturel, ou encore les paysages magnifiques dont la beauté n’est gâchée que par la saleté qui règne en maître, le moins qu’on puisse dire c’est que l’Inde tient toutes ses promesses en termes de surprises et de spectacles atypiques. Mais, au risque de paraître blasé, je suis tout de même un peu déçu par ce pays car je m’attendais à ce que la claque reçue en y débarquant soit plus forte que celle que j’ai ressentie. On m’avait tellement annoncé que tout ce que j’allais y trouver allait me bouleverser jusqu’au plus profond de mon être que je m’attendais à une misère plus importante et à un sentiment encore plus fort de gêne vis-à-vis de cette population. Mais je pense que cela est dû au fait que ce que j’ai pu observer au Cambodge et dans certaines parties du Viet Nam ressemble beaucoup à ce que l’on peut trouver ici et que, par conséquent, je n’ai pas bénéficié de l’effet de surprise dont sont victimes les personnes qui n’ont jamais été confronté à une pauvreté extrême avant de débarquer en Inde. Cela ne m’empêche toutefois absolument pas de profiter pleinement de ce séjour, et c’est même d’autant plus facile pour moi que c’est reposé et dans des conditions de rêve que j’ai attaqué ce nouveau périple.

J’ai en effet consacré ma dernière journée en Thaïlande, et plus précisément à Bangkok, au sommeil et au repos, ce qui m’a permis de récupérer de mes deux semaines incroyables dans la jungle et de partir lundi matin à l’aéroport dans un état de fraîcheur que je n’avais plus connu depuis un petit moment ! En plus j’ai demandé et réussi à obtenir dans l’avion un siège à côté de l’une des issues de secours, ce qui me laissait une place considérable pour mes jambes. Mis à part le fait que je me trouvais à proximité directe des toilettes de la cabine, j’avais même presque l’impression de voyager en business ! C’est donc après 11 heures de voyage, dont 4 heures d’escale à Kuala Lumpur, que j’ai débarqué à l’aéroport de Delhi où une surprise géniale m’attendait. Je pensais en effet y retrouver Sam, mon meilleur ami qui partage avec moi ces folles aventures indiennes, mais c’est en fait sur un chauffeur équipé d’une pancarte à mon nom que je suis tombé. Je l’ai donc suivi, ne sachant absolument pas où j’allais, et je me suis laissé balader dans Delhi pendant une bonne demi-heure avant de débarquer dans une guesthouse luxueuse où m’attendait ma petite femme à moustache qui avait organisé les choses en grand pour mon arrivée. Prévoyant le fait que j’allais être épuisé par mes dernières semaines et par mon voyage, il avait décidé de me faire un cadeau en louant pour cette première nuit un loft avec terrasse au dernier étage d’un immeuble qui jouissait d’une vue splendide sur la tombe d’Humayun, un monument magnifique que nous avons visité le lendemain. Nous avons donc passé de longues heures à discuter, rattrapant le temps perdu depuis quasiment 4 mois, en fumant les cigares qu’il avait également prévu et en se faisant bouffer par les moustiques qui eux l’étaient beaucoup moins ! Et c’est vers 2 heures du mat’, comblé par cette première soirée de rêve, que je suis parti me coucher afin d’être en forme pour la journée du lendemain qui allait s’avérer être incroyablement chargée.

Celle-ci a en plus démarré aussi fort que la nuit que venait de s’achever car cette matinée fut marquée par notre rencontre avec VJ, un Indien d’une trentaine d’années qui a l’honneur, certains diront la malchance, d’être notre chauffeur pendant la quasi-totalité de notre séjour. En effet les systèmes de transports semblent être catastrophiques dans ce pays, les distances y sont particulièrement longues, nos destinations nombreuses et les prix d’un tel service raisonnables donc Sam a insisté pour que nous y ayons recours. Au début j’y étais franchement réticent, souhaitant rester sur ma lancée de voyage « à l’arrache » mais avec du recul je dois avouer que l’idée était excellente et que sans cette voiture privée nous aurions perdu un temps précieux, surtout lors d’un séjour aussi court que le nôtre. C’est donc à bord d’une Ambassador, une voiture au look colonial dans laquelle nous traversons actuellement fièrement le pays, que nous avons pris part et que nous sommes partis pour la tombe d’Humayun, située à quelques centaines de mètres de là. Cette première visite m’a permis de réaliser que la pauvreté et la misère ambiante n’empêchent pas les voyageurs de découvrir des joyaux architecturaux dont la magnificence semble même parfois être indécente. Nous avons ainsi profité pendant un bon moment des jardins, aussi impressionnants que le palais en lui-même, puis nous nous sommes mis en route pour le Fort Rouge, le deuxième lieu touristique incontournable de Delhi. Il faut d’ailleurs savoir que dans le Rajasthan, cette région de l’Inde que nous parcourons pendant deux semaines, chaque ville est dotée de son City Palace et de son fort, donc nous commençons à devenir experts dans ces constructions, témoins de la grandeur de ce pays et de son passé guerrier ! Après la visite de ce haut lieu culturel, qui nous a soit dit en passant légèrement déçus à cause de la simplicité relative de ses bâtiments, nous avons quitté notre costume de touristes à l’allemande en tongs-chaussettes-appareil photo pour partir à la conquête de l’Inde profonde, que je n’avais pas encore eu l’occasion de découvrir depuis mon arrivée. Pour cela notre chauffeur nous a emmenés à Connaught Place, la place principale de Delhi, cela en passant pas des quartiers typiques qui ne sont clairement pas aménagés pour distraire les occidentaux de passage. J’ai ainsi eu l’occasion pour la première fois d’admirer les vaches sacrées qui se promènent en toute tranquillité au milieu de la circulation qui est pourtant aussi infernale qu’anarchique, d’être agressé par des unijambistes qui tapent à la vitre de la voiture pour obtenir quelques roupies, d’être frappé par les tonnes de détritus qui s’entassent sur le bord des routes à proximité directe des habitations, ou de comprendre enfin ce que tous ceux qui sont venus dans ce pays qualifient de « population grouillante ». Si l’on rajoute à tout cela un mélange d’odeurs d’épices, de transpiration et de saleté on peut se faire une idée assez précise de l’ambiance qui règne dans cette ville au charme limité, mais également dans le reste de la partie de l’Inde que nous avons la chance de visiter. Mais je pense que le plus choquant reste quand même le nombre de roux que l’on croise dans la rue, il y en a absolument partout ! Comme il s’agit de teintures très laides je pensais au début que cela avait une connotation religieuse et un caractère plus ou moins obligatoire, mais VJ nous a expliqué qu’en fait les Indiens trouvent les cheveux blancs vraiment moches et que par conséquent cette couleur orange pétard est considérée comme étant une alternative particulièrement esthétique… chacun ses goûts de chiotte les amis !

Après cette découverte de l’Inde profonde, complétée par une balade dans les marchés de Chandni Chowk et dans le Central Park local nous avons ensuite décidé de découvrir un autre aspect du pays, plus méconnu, en côtoyant les populations les plus aisées. Du coup, pour cela, rien de tel qu’une petite tournée des hôtels 5*. Nous avons donc ressorti les Ray-Ban et nos airs blasés de petits Français des quartiers chics et nous nous sommes rendus dans le quartier où sont concentrés ces établissements de luxe. Le premier que nous avons visité était l’Imperial, un hôtel colonial somptueux dans lequel nous avons réussi à pénétrer après une rapide fouille totale de notre véhicule. Car il faut savoir qu’en Inde la sécurité et les risques d’attentat sont des sujets particulièrement sensibles, et que tous les hôtels, quelque soit leur gamme, ont des procédures de vérification d’identité qui n’ont rien à envier à celles de la police. Nous avons donc passé quelques minutes dans cette forteresse pour milliardaires, puis nous sommes partis au Shangri-La, un autre 5* dans lequel nous avons montré toute l’étendue de notre talent. En effet, après le traditionnel whisky/cigare de rigueur dans ce genre de cadre paradisiaque nous avons eu envie de nous baigner et c’est donc grâce à un faux numéro de chambre et à une confiance en nous à toute épreuve que nous avons pu nous prélasser quelques instants dans la piscine de l’hôtel. Qui a dit qu’il fallait être riche pour bénéficier des avantages offerts par ce genre de palaces ? Un petit mensonge et beaucoup d’aplomb suffisent largement ! Nous ne sommes malgré tout pas restés des heures et ce n’est que quelques minutes plus tard que nous avons débarqué dans notre hôtel, qui correspondait malheureusement beaucoup plus à notre budget. Nous y avons ainsi déposé nos affaires puis nous sommes partis en rickshaw, l’équivalent local des tuk-tuks thaïlandais, pour Greater Kailash, un quartier chic dans lequel nous avons dîné avant de sortir prendre un verre. Nous avons d’ailleurs eu la surprise d’y trouver, sur les précieux conseils de Maud, une de nos amies qui a vécu quelques mois en Inde, un bar en roof top particulièrement design qui nous donnait l’impression d’être à mille lieux de toute forme de misère ou de pauvreté. Mais nous ne nous y sommes pas vraiment attardés car nous devions nous lever aux aurores le lendemain pour partir à Agra, ville réputée mondialement pour le Taj Mahal qu’elle abrite.

Ce petit trajet, de tout de même 6 heures, nous a permis de réaliser encore plus à quel point le concept de sécurité routière est flou dans ce pays. Et ce n’est pas la vache écrasée en train d’agoniser dans son sang au milieu de la chaussée qui nous dira le contraire ! Mais notre chauffeur présente l’avantage d’être prudent et soucieux de la sécurité de ses clients, ce qui nous a permis d’arriver entier dans cette ville on ne peut plus mythique. Après un rapide saut dans l’hôtel moyen dans lequel nous avions choisi d’élire domicile, nous nous sommes mis en route pour une après-midi de découvertes qui allait s’avérer être absolument incroyable. Afin de nous mettre dans l’ambiance locale nous avons commencé par nous perdre dans un marché typique auquel nous avons accédé après la traversée épique d’une gare envahie par des singes plus ou moins agressifs qui ne nous inspiraient pas franchement confiance. Mais cela change de l’atmosphère franchouillarde de Montparnasse et c’est bien pour cela qu’on est là ! Nous avons ainsi pu passer un bon moment au milieu des échoppes colorées, des petits traiteurs locaux qui diffusent des effluves vraiment particulières, des barbiers qui rasent leurs clients directement sur le trottoir et des camions déglingués qui approvisionnent les commerçants en marchandises de mauvaise qualité. Une fois ce plongeon dans les tréfonds de l’Inde effectué nous étions dans un état d’esprit totalement positif pour partir à la conquête du fort de la ville, et c’est avec un immense bonheur que nous y avons admiré des bâtisses sublimes, ornées de décorations d’une finesse et d’une précision hors du commun. Mais cette beauté n’égalait malgré tout en rien celle que nous allions découvrir quelques minutes plus tard en pénétrant dans l’antre magique du Taj Mahal.

Là aussi on m’avait prévenu du choc que j’allais subir en découvrant cette merveille mondiale mais je ne m’attendais pas à me retrouver nez à nez avec un monument d’une telle splendeur. Je comprends aujourd’hui ce que les gens veulent dire lorsqu’ils parlent de l’émotion qu’ils ont ressenti en admirant cette splendeur. Elle arrive en effet à allier une beauté inouïe à une force qui impose le respect pour ses bâtisseurs et le peuple qui l’a inspiré par ses rites et sa culture. On ressent donc bien le caractère sacré de ce lieu, renforcé par les deux mosquées qui entourent le bâtiment principal, celui que tout le monde connaît. Nous sommes donc restés de longues heures, jusqu’au coucher du soleil que nous avons eu la chance unique de contempler dans ce décor irréel.

Nous avons ensuite décidé de poursuivre cette journée par la découverte d’un autre lieu superbe, l’hôtel Oberoi qui est considéré comme étant l’un des plus beaux d’Inde. Mais cette fois-ci notre look de jeunes businessmen friqués n’a pas suffi et nous nous sommes gentiment faits mettre à la porte, avec une cordialité malgré tout empreinte d’une certaine fermeté. Mais nous ne l’entendions pas de cette oreille et nous sommes passés par une porte de service pour atteindre la piscine avant d’aller nous perdre dans les couloirs, au milieu des suites à 20.000$ la nuit. Nous n’avons toutefois pas poussé le vice jusqu’à tenter de squatter illégalement une chambre vide donc nous avons ensuite rejoints notre hôtel sans prétention pour nous reposer après cette journée parfaite passée en partie dans les jardins de l’une des 7 merveilles du monde.

Le jeudi fut à nouveau marqué par un long trajet en voiture car nous nous sommes mis en route vers 8h pour Jaipur, également surnommée « la ville rose » en raison des murs de tous les bâtiments de la vieille ville qui ont été repeints dans cette couleur à la fin du 19ème siècle pour célébrer la venue en voyage officiel d’Edouard VII, alors prince de Galles. Mais pour couper la monotonie de ce voyage nous avons fait un arrêt au « Baby Taj », un palais qui se veut être une réplique miniature du Taj Mahal, puis à Fatehpur Sikri, une ville où un maharadjah a fait construire un palais pour chacune de ses 3 favorites. Entre le fort, qui a bien évidemment été construit pour protéger ce lieu, et ces 3 palaces somptueux, on se retrouve immédiatement plongé dans l’atmosphère quasi-médiévale de ces contrées perdues, ce que nous étions justement venus chercher. Nous avons donc une nouvelle fois passé un excellent moment, aussi riche culturellement qu’émotionnellement, puis nous avons découvert une nouvelle facette de l’Inde que nous ne nous attendions pas à découvrir. La route jusqu’à Jaipur longeait en effet le village d’où est originaire notre chauffeur et celui-ci a décidé de s’y arrêter pour nos offrir le thé dans sa maison familiale qui est en fait un bloc de ciment perdu au milieu des champs. Mais la véritable expérience de ce court arrêt dans la capitale indienne a été le passage dans le temple local où un vieux enturbanné m’a fait fumer une substance étrange roulée dans une feuille d’arbre. Je ne sais pas exactement ce que c’était mais je soupçonne fortement le fait que l’on puisse avoir quelques ennuis à la douane si on tente de passer avec ça dans ses bagages ! En tout cas, toujours est-il que je me suis ensuite endormi comme un bébé et que le reste du trajet est passé très rapidement !

Nous sommes donc arrivés vers 18h à destination et nous avons ainsi pu rencontrer le patron de la société par laquelle Sam avait booké ce tour colonial. Le prix global de notre périple était en effet assez flou et nous avons pu négocier directement avec lui des conditions particulièrement avantageuses. Il s’agissait en plus d’un personnage haut en couleur qui s’évertuait à nous faire croire qu’il faisait passer ses clients avant l’argent, mais ses bagouzes à tous les doigts trahissaient son amour inconditionnel pour les roupies et discréditaient totalement son discours aussi faussement humaniste que réellement caricatural. Chez lui ce n’était plus la technique du « Fais moi plaisir mon ami », mais plutôt celle du « s’il le fallait je serais prêt à mourir pour toi mon Amour »… un vrai sketch à lui tout seul ce M. Gautam ! Mais nous avons malgré tout réussi à obtenir d’excellents prix pour les chambres de l’hôtel assez classe qu’il possédait également, et c’est satisfaits de notre sort que nous sommes partis, fil rouge de notre voyage oblige, prendre un verre dans un hôtel 5*. Il s’agissait du Rambagh Palace, un ancien palais de maharadjah dont les jardins incroyablement entretenus mettent magnifiquement en valeur un chef d’œuvre architectural dans lequel on n’a aucune peine à imaginer la vie de luxe et de luxure que devait vivre la noblesse locale au temps de sa splendeur.

La journée du lendemain fut à nouveau plus culturelle car la matinée fut consacrée à la visite… attention, on va voir ceux qui suivent… d’un fort ! Mais celui-ci était perché au sommet d’une montagne et l’on y accédait par un long escalier que longeaient des dizaines d’éléphants destinés au transport des touristes trop gras pour grimper à pied, et l’on bénéficiait donc depuis le sommet d’une vue incroyable sur la vallée et sur les terres arides qui encerclent ce bâtiment militaire. Puis nous avons consacré notre après-midi à une visite de la vieille ville, la fameuse « ville rose », avant de nous rendre dans un lieu particulièrement prisé par les Indiens : le cinéma. Nous avons ainsi assisté à la projection d’une comédie en hindi, au cours de laquelle nous avons vraiment réalisé qu’ils ont 15 ans d’âge mental lorsqu’ils éclataient bruyamment de rire à chaque fois que l’un des personnages du film pétait sans que cela ne semble avoir de lien direct avec l’histoire. L’expérience valait le coup d’être vécue mais nous sommes partis à l’entracte car l’hindi est une très jolie langue, mais notre absence de maîtrise nous empêchait de profiter pleinement de la lourdeur de ce chef d’œuvre cinématographique. En plus je commençais à être malade car il n’y a pas que les films qui sont lourds en Inde, la nourriture se défend assez bien dans ce registre. J’ai donc passé la nuit en tête à tête, ou plutôt en tête à cul pour les puristes, avec la cuvette de mes toilettes et je n’ai pas pu accompagner Sam le lendemain pour sa visite du City Palace car j’étais mal comme je l’ai rarement été dans ma vie. Je viens donc de passer 48 heures horribles au cours desquelles j’ai dû perdre au moins 3 kilos, mais j’ai quand même réussi à me shooter suffisamment pour embarquer samedi après-midi à bord de notre Ambassador et à faire la route jusqu’à Udaipur, nouvelle destination de notre périple. Bien que j’ai été totalement dans le pâté à cause de mon overdose de médicaments j’ai pu admirer le spectacle étrange des 4 accidents violents qui nous étaient offerts par les routiers indiens et c’est une nouvelle fois heureux d’être sain et sauf que je suis arrivé dans cette ville réputée pour ses lacs et… son fort ! Nous avons ensuite immédiatement posé nos affaires dans un hôtel tout à fait convenable avec vue sur l’eau et, comme j’étais suffisamment remis physiquement, j’ai accompagné Sam à un dîner avec deux françaises adorables qu’il avait rencontrées juste avant mon arrivée. C’est donc dans un cadre de rêve et dans une ambiance conviviale que nous avons achevé cette semaine qui, à quelque petits détails près, s’est avérée être absolument parfaite. Quand je pense que j’ai encore 6 jours à vivre avec mon amoureuse barbue dans ce pays fascinant je me dis que, je persiste et je signe, si la brigade du kiffe passe, c’est clair je prends perpète !