Menu:

Australie


Sydney – Berrima : 123km
Berrima – Sydney : 123km
Décalage horaire : +10


Semaine de merde… Après un mois de rêve je savais bien que cela finirait par arriver mais je n’imaginais pas que je m’attaquerai directement aux pistes noires de la montagne des problèmes. Après m’être fait voler mon appareil photo et après avoir été hébergé par Cruella, j’ai eu le temps en moins de 4 jours de me faire exploiter comme un esclave, de voir mon ordinateur être rendu totalement inutilisable par un virus surpuissant, de me faire virer comme un malpropre de la propriété où je bossais comme jardinier et de me retrouver à la rue du jour au lendemain dans une ville à l’autre bout du monde où je ne connais personne !

Pourtant tout avait bien, voire très bien, commencé… 

Après un rapide trajet en bus, rendu toutefois un peu difficile à la fois par mes excès de la veille et par les 3 petites heures de sommeil que j’avais simplement réussi à m’octroyer avant le départ, je suis arrivé à Berrima, une charmante petite ville située à très précisément 123km de Sydney. En dehors de sa prison pour femme en activité depuis 1834, et de son pub qui peut se vanter d’être le plus vieux d’Australie, elle ne présente qu’un intérêt touristique limité. Mais le cadre de vie semblait très agréable et je me réjouissais à l’avance des 10 jours que je devais passer là-bas.

Je n’avais d’ailleurs aucune idée de ce qui m’attendait, n’ayant eu aucune information préalable quant à la nature exacte de la mission que j’allais devoir effectuer. Je savais juste qu’il s’agissait plus ou moins de jardinage, mais je ne savais ni dans quel type de propriété ni pour quelle catégorie de personnes cela allait être. Ce fut donc une bonne surprise de voir débarquer à la gare un 4x4 BMW flambant neuf, annonciateur d’un environnement assez luxueux pour les jours à venir. De plus, mes nouveaux « patrons » semblaient très accueillants et ont eu la gentillesse de m’amener directement au restaurant pour fêter mon arrivée.

Ce déjeuner fut instructif car il m’a permis de découvrir les personnes qui allaient m’héberger, et je dois reconnaître qu’au premier abord ils m’ont paru charmants. Lui était très timide mais semblait s’intéresser sincèrement à mon voyage et à mes projets, tandis qu’elle, beaucoup plus extravertie, m’a longuement parlé de leurs parcours respectifs, ainsi que de sa famille dont elle est très fière. Il est vrai que tout le monde n’a pas la chance d’avoir une sœur lesbienne qui est l’une des DJ les plus connues d’Australie, et un frère acteur homo qui a entre autres joué dans Matrix ! Mais c’est surtout l’histoire de ses parents qu’elle adore raconter, car ce sont tous les 2 des immigrés chinois qui sont arrivés à Sydney il y a une cinquantaine d’années sans argent, et qui ont depuis fait fortune grâce aux restaurants qu’ils ont ouverts et développés. Du coup, elle fait légèrement figure de « mouton noir » de la famille en s’étant simplement contentée de lancer sa propre marque de bijoux fantaisie !

Après ce déjeuner assez agréable nous nous sommes rendus dans leur propriété, située à quelques kilomètres seulement de la ville, et, là non plus, je ne fus pas déçu du voyage. L’extérieur de la maison ressemble fortement à une hacienda mexicaine, tandis que l’intérieur pourrait tout à fait faire l’objet d’un article dans le magazine « Interior Design ». Tout est meublé avec beaucoup de goût et de simplicité, ce qui crée une ambiance assez luxueuse sans être pour autant ostentatoire. On sent malgré tout très bien que les moyens financiers sont là, et ce n’est pas la petite Mercedes SLK coupé-cabriolet qui dore dans le garage à côté du 4x4 qui va nous convaincre de l’inverse ! Ma chambre était elle aussi naturellement très design, tout comme la salle de bain qui m’était réservée et dans laquelle trônaient des plantes tropicales et des corbeilles de coquillages. L’illusion de me trouver dans un hôtel 5* était donc complète. En gros, si on avait rajouté 2 mannequins suédoises en train de faire une bataille de polochons sur mon lit king size je me serais définitivement retrouvé au paradis !

Evidemment la propriété était à l’image de la maison. Il s’agissait d’un terrain de 5 hectares sur lequel avaient été aménagés plusieurs petits jardins à thème, un potager et même un verger. C’est donc dans ce cadre de rêve que devais mettre à profit mes talents de jardinier, et cela me convenait évidemment parfaitement.

Au début tout se passait d’ailleurs très bien. Après m’avoir montré la liste des tâches à effectuer la propriétaire m’a expliqué où trouver les différents outils dont j’allais avoir besoin. Le programme était assez chargé, mais devait largement pouvoir se faire en 10 jours. Je me suis donc mis au travail lundi, sous la pluie, et j’ai passé la matinée à arracher à la pioche les mauvaises herbes qui fleurissaient dans les parterres de lavande. Le travail était franchement pénible mais, comme je n’étais censé bosser que 4 heures par jour en raison du fait que je n’étais pas payé, je n’ai pas ménagé mes efforts. C’était sans compter sur le fait qu’elle ne l’entendait pas du tout de cette oreille, et qu’elle m’a demandé de retourner à mes activités agricoles après le déjeuner, sous une pluie qui redoublait d’intensité. Ne voulant pas créer de scandale dès le premier jour j’ai repris ma pioche et j’ai continué à désherber comme un comme un couillon, trempé jusqu’aux os et pataugeant tout seul dans la boue. Et comme la nourriture était assez bonne et copieuse, je n’avais pas encore trop de raisons de me plaindre donc je n’ai rien dit. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de déguster pour la première fois un steak de kangourou, et cela équivalait bien à un mini-salaire !

Le lendemain le rythme de travail fut encore accéléré. Je n’ai pas eu le temps de prendre la moindre pause pendant la matinée, alors que cette fois ci c’était sous une véritable canicule que je fondais littéralement. En quelques heures j’ai eu le temps de répandre des dizaines de litres de solutions toxiques sur des mauvaises herbes, d’arracher l’équivalent de 5 brouettes d’herbes folles et d’installer des tuteurs sur des plants de tomates. J’ai naturellement du à nouveau travailler après le déjeuner, mais celui-ci fut nettement plus frugal que celui de la veille. Je prenais donc petit à petit conscience du fait qu’elle me prenait vraiment pour un esclave puisque, n’étant pas payé, elle me demandait beaucoup plus que ce qui était convenu au départ. Vers 17h j’ai donc décidé d’arrêter de travailler et, passablement énervé, je suis parti faire une grande balade à vélo pour me défouler. J’ai ainsi passé 2 heures à rouler dans la campagne, au milieu des perroquets, des lapins et des alpacas, une espèce de lama très présente dans la région. Cela m’a permis de bien me calmer, mais je me commençais malgré tout à me poser de plus en plus de questions sur la manière dont le reste de mon séjour allait se dérouler. 

Lorsque je suis rentré à la maison j’ai quand même eu la bonne surprise de constater qu’un invité inattendu était arrivé entre temps, ce qui allait permettre de détendre un peu l’atmosphère devenue de plus en plus pesante. Il s’agissait en fait d’un des cousins de la malade de la productivité, qui avait décidé de venir passer la nuit dans cette résidence campagnarde. Jusque là rien de passionnant, mais c’est le personnage en lui-même qui valait le coup d’être rencontré et admiré : une espèce de grande folle à bagouzes, piercings, gourmette et collier, encore plus maniérée et surexcitée que Michel Serrault dans la Cage aux Folles ! Grâce à cette représentation aussi exclusive qu’inédite des Monologues du Vagin version australo-chinoise, j’ai pu retrouver le sourire pendant 2 bonnes heures et aller me coucher en étant encore mort de rire intérieurement !

Mais j’allais à nouveau très vite déchanter dès le lendemain matin car, après avoir labouré le sol en plein cagnard et avoir arraché encore plusieurs brouettes de mauvaises herbes, j’ai été réquisitionné pour transporter des meubles excessivement lourds, ce qui a fini de m’achever. C’est donc au bord de la rupture physique que je suis arrivé pour le déjeuner et là, surprise, rien n’était prévu pour moi. J’ai donc du me débrouiller tout seul avec des restes, car Madame n’avait pas faim et avait donc décidé de ne rien préparer. Lorsqu’elle m’a demandé de retourner travailler dans l’après-midi je dois admettre que je me suis mis à faire franchement la gueule. Et en plus de toutes ces tâches jardinières bénévoles il faut savoir que je devais faire la vaisselle, ranger la cuisine, ou encore être à sa disposition quand elle avait besoin de mon aide pour son activité de création de bijoux. Une vraie petite Cendrillon !

Ce fut donc une véritable délivrance, mais aussi une vraie surprise, quand elle m’a dit très simplement mercredi après-midi : « Louis, il faut qu’on parle (j’ai déjà eu l’occasion d’entendre cette phrase plusieurs fois et, bizarrement, elle n’a jamais annoncé quoi que ce soit de positif !). Je ne vais pas y aller par quatre chemins, tu es viré donc tu as le choix, soit je t’accompagne à la gare ce soir, soit tu pars demain matin par le premier train ». Donc pour faire simple je me suis retrouvé lessivé, avec le moral dans les chaussettes et à la rue du jour au lendemain dans une ville où je ne connais personne, tout ça sans la moindre explication quant à la raison de mon renvoi. Et pour couronner le tout, lorsque j’ai allumé mon ordinateur pour chercher en catastrophe un lit disponible dans une auberge de jeunesse à Sydney, j’ai été victime d’un énorme virus qui l’a rendu immédiatement inutilisable. Des messages d’erreurs et des fenêtres d’alertes s’ouvraient de tous les côtés, m’empêchant d’utiliser le moindre programme. C’est donc à bout de nerfs que j’ai du me prostituer une dernière fois pour utiliser leur PC et, heureusement, trouver une solution d’hébergement pour les 2 nuits suivantes.

Une fois ce moment de tension extrême passé j’ai pu me calmer et prendre un peu de recul sur la situation dans laquelle je me trouvais. La première chose que j’ai ainsi faite fut de me remettre totalement en question pour essayer de comprendre là où j’avais pu merder. Dieu sait que je peux accumuler les erreurs et ne pas être toujours facile à vivre, mais sur ce coup là je n’avais vraiment rien à me reprocher. Plusieurs indices m’ont d’ailleurs permis de réaliser que, dans ce cas précis, la vile petite péripatéticienne qui m’exploitait était parfaitement et à 100% dans son tort : 

-         Le premier élément troublant, mais très révélateur, c’est que même son mari ne supporte plus de vivre avec elle. Après 3 années passées dans cette maison, et moins de 5 ans de mariage, il a décidé il y a 4 mois de reprendre un job à Sydney. Le pauvre garçon passe donc, à plus de 40 ans, la semaine dans un studio de 20m² pour faire des économies, et ne rentre chez lui que le weekend. Ce que je prenais à première vue chez lui pour de la timidité n’est en fait que de la soumission vis-à-vis de sa femme, et il semblerait qu’il ait de plus en plus de mal à accepter cette situation.

-         Le deuxième indice, c’est que cette sociopathe vit vraiment toute seule dans sa grande propriété car elle s’est, de son propre aveu, brouillé avec tous ses voisins depuis son installation pourtant assez récente à Berrami.

-         Enfin, dernier indice, je me suis rendu compte en relisant mes mails qu’elle avait prévu depuis le début que les choses se passeraient ainsi. Elle m’avait en effet indiqué que l’on effectuerait un test de 2 ou 3 jours avant de voir si on poursuivrait ou non l’expérience. Elle avait donc planifié de me faire bosser comme un acharné afin que toutes les tâches les plus pénibles soient expédiées le plus rapidement possible, et pouvoir ensuite se débarrasser de moi afin de ne pas avoir à me loger et à me nourrir pendant une semaine supplémentaire.

Une fois cette analyse effectuée la raison a laissé place à l’imagination, et il est très intéressant de voir à quel point le cerveau humain peut être fertile lorsqu’il s’agit de concocter une vengeance. J’avais d’ailleurs une idée très précise de l’endroit où je voulais ranger le râteau que j’avais utilisé pendant 3 jours, mais la punition aurait tout de même été légèrement disproportionnée par rapport au préjudice subi ! Je suis donc resté très sage et très poli, me contentant simplement de m’enfoncer dans un mutisme total jusqu’à mon départ le lendemain matin. Je me suis pour cela enfermé dans ma chambre et j’ai calmement envisagé les solutions envisageables pouvant permettre de régler au mieux mes problèmes à la fois d’hébergement et d’informatique. Une fois que la sorcière fut partie se coucher je suis donc retourné dans son bureau pour utiliser son ordinateur. J’ai ainsi pu trouver l’adresse d’un réparateur d’ordinateurs, envoyer en catastrophe des mails à des membres du site de couchsurfing et vérifier les disponibilités de plusieurs auberges de jeunesse à Sydney. Une fois ces recherches terminées j’ai suis parti me coucher, tout en maudissant une dernière fois les Australiens qui m’ont quand même réservé jusqu’à présent un accueil assez spécial. Et oui, après mes rencontres avec le pickpocket, la frustrée dépressive chronique et la défenderesse du retour du droit à l’esclavage, je n’ai pas une image très positive de nos amis Aussies… En plus, pompon sur le gâteau, tous les mecs sont tous 3 fois plus bronzés et baraqués que moi, et ça aussi ça m’énerve !

J’aurais donc du mal à décrire la joie que j’ai ressentie lorsque je suis monté jeudi matin dans le train qui allait m’emmener loin de cette tarée asociale. Tout n’était pourtant pas rose car je n’avais qu’une solution temporaire d’hébergement dans un hôtel à 30$ la nuit, et tous mes autres problèmes étaient loin d’être réglés. J’ai donc passé une bonne partie des 2 jours suivants à les aborder les uns après les autres.

Celui qui me tracassait le plus, bizarrement, était celui concernant mon ordinateur. Lorsque que je suis arrivé à Sydney je me suis donc rendu immédiatement chez un réparateur trouvé sur internet pendant la nuit. Par chance il a pu constater que le problème était moins grave que ce qu’il paraissait et s’est engagé à le résoudre pour le lendemain, moyennant 90$. C’est toujours mieux que les 500$ minimum que m’auraient coûté l’achat d’un nouveau laptop !

Une fois ce premier problème réglé je me suis rendu à l’auberge de jeunesse que j’avais réservée pour les 2 nuits suivantes. Evidemment elle était à l’autre bout de la ville et, après quasiment 1h30 de marche avec mes 25kg sur le dos, je suis arrivé lessivé mais soulagé. Je ne me suis posé que le temps de ranger mes affaires dans ma chambre et de prendre une douche bien méritée, puis je suis reparti pour m’occuper cette fois-ci de l’achat d’un nouvel appareil photo. Pour cela je suis dans un premier temps allé comparer les prix et les modèles, et ce n’est que vendredi, une fois mon ordinateur réparé et récupéré, que je l’ai acheté. L’achat de cet appareil n’a d’ailleurs eu aucune incidence sur mon budget car il m’a été très gentiment offert par Pierre, mon oncle et fondateur des prestigieuses soirées French Tuesdays qui sont désormais organisées à New York, Miami, Los Angeles, San Francisco, Paris et Sao Paulo (www.frenchtuesdays.com … et oui je fais de la pub, mais de toute façon je ne suis pas encore pisté par le CSA et c’est mon blog, donc je fais ce que je veux et je m’en fous !). Et une fois ce nouvel achat effectué je me suis rendu à l’Apple Store pour envoyer un mail à HSBC car je crains que le virus dont j’ai été victime n’ait permis à des hackers de récupérer mes coordonnées bancaires. Du coup je suis obligé de faire opposition sur mon compte et d’attendre que l’on me renvoie une nouvelle carte… Pas très pratique quand on est à l’autre bout du monde et que l’on change de ville toutes les semaines !

J’ai aussi profité de cette journée pour réserver d’autres nuits d’hôtel, cette fois-ci à Bondi où je vais finalement arriver quelques jours plus tôt que prévu. Comme je n’ai reçu que des réponses négatives de la part de personnes accueillant déjà des couchsurfers je n’ai malheureusement pas vraiment eu le choix. D’un autre côté je ne vais clairement pas me plaindre car cette situation inattendue va me permettre de faire une semaine complète de surf et de me reposer après ce premier mois tout compte fait assez éprouvant. Alors je sais bien que ceux qui se lèvent à 7h tous les matins et qui partent au boulot dans le froid et la pluie parisienne doivent être soit morts de rire, soit exaspérés au point de vouloir me balancer leur jolie sacoche en cuir en plein dans les cojoñes en lisant ces dernières lignes, mais il faut tout de même reconnaître que voyager seul à l’autre bout du monde avec un budget très restreint est loin d’être de tout repos !

Et j’ai aussi profité de ce retour anticipé pour me détendre, entre 2 gestions de crise, en assistant à plusieurs spectacles de rue, très nombreux dans le cœur de Sydney. Entre les contorsionnistes, les magiciens, les guitaristes et les joueurs de didgeridoo (cet instrument aborigène vieux de 1500 ans qui n’est en fait qu’un long tube en bois dans lequel on souffle pour obtenir des sons très particuliers), les distractions ont été nombreuses. Cela m’a permis de me promener tranquillement, tout en analysant de manière plus profonde et plus poussée l’expérience désagréable que je venais de vivre.

Après avoir enchaîné les galères et m’être retrouvé dans une situation où je ne voyais pas comment j’allais réussir à tout gérer, je me suis finalement retrouvé très rapidement dans celle où tout était rentré dans l’ordre, sans que les conséquences n’aient été pour autant trop fâcheuses. En dehors d’un trou dans mon budget que j’évalue à 300 ou 400$ je n’ai pas été si affecté que ça par tout ce qui s’est passé. Et j’attribue cela au fait que j’ai été étonnamment capable de rester calme et positif, de prendre les problèmes les uns après les autres, sans paniquer et sans me lamenter sur mon sort. Comme je l’ai dit précédemment chaque problème à sa solution, il suffit juste parfois d’être patient pour la trouver. Je suis convaincu du fait que, quel que soit le contexte, elle finira tôt ou tard pas s’imposer d’elle-même. Quoi qu’il arrive on ne peut de toute façon pas empêcher le temps de passer, donc le problème continuera à évoluer, que ce soit en bien ou en mal, jusqu’à sa résolution finale. En fait, la seule chose qui importe vraiment s’est de n’être ni blessé, ni en taule, ni ruiné, ni, bien sûr, mort. C’est lorsque l’on réalise que la situation dans laquelle on se trouve n’a aucune chance de nous mener à l’une de ses extrémités calamiteuses que l’on peut appréhender le problème avec beaucoup plus de sérénité, ce qui est indispensable pour trouver la meilleure solution possible dans les délais les plus courts. Et comme le dit si bien Nietzche « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », donc je ne vais certainement pas me laisser abattre par ce genre de désagréments. Ce sont d’ailleurs eux aussi qui rendent mon voyage si enrichissant !

Et le côté très positif dans cette petite série d’incidents de parcours est que j’ai l’impression de profiter désormais encore plus pleinement de la chance que j’ai d’être ici. Je savoure ce nouveau départ, à peu près aussi pittoresque que ce que j’avais vécu avant de me retrouver chez cette biatch. Car c’est dans un hôtel au nom assez évocateur, le Funk Hotel, que j’ai posé mon sac à dos en attendant de rejoindre Bondi. Situé dans un quartier très sympa où les bars branchouilles côtoient les sex-shops et les peep-shows, cela me permet de découvrir une autre facette de Sydney que je n’avais pas eu l’occasion d’explorer jusqu’à présent ! Et cela m’a aussi permis de rencontrer des personnes très intéressantes, parmi lesquelles un Autrichien particulièrement généreux qui m’a payé absolument toutes mes consos lorsque l’on est sorti en boîte vendredi soir. S’il n’avait pas été maqué depuis 4 ans je me serais posé des questions, mais il ne s’agissait en fait que de pure  générosité !

Grâce à ces 3 jours passés à me promener dans Sydney, malgré des températures proches de 35°, et à régler tous les problèmes que j’ai rencontrés au cours de ces derniers jours, c’est donc totalement serein et reposé que je pars à Bondi aujourd’hui. Préparez désormais les planches de surf et la crème solaire los amigos, car à partir de cet après-midi, et pendant toute cette semaine, c’est dans l’eau que vous aurez le plus de chances de me trouver !