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Argentine


Buenos Aires – Rosario : 299 km

Rosario – Cordoba : 373 km
Décalage horaire: - 5
 

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent décidément pas. Malgré un début d’exercice hebdomadaire qui avait pourtant commencé de manière exceptionnelle j’ai ensuite sombré dans une espèce de spirale de galères et de dépression que je n’avais pas connue depuis très longtemps. Bien que ce voyage soit une chance inouïe pour moi de parcourir le monde et d’améliorer considérablement ma connaissance de moi, ce qui reste bien évidemment une source de joie intarissable, il ne m’empêche pas pour autant d’être victime une fois de temps en temps d’un coup de blues qui n’a, je pense, rien d’hallucinant lorsqu’en plus on voyage seul. Je crois que j’ai en fait eu tout simplement, et pour la première fois en bientôt 6 mois, ce qu’on appelle communément le mal du pays. Mais je vous rassure, au bout de 48 heures et après de longues heures de repos, qui commençaient à devenir indispensables, tout est rentré dans l’ordre et je suis chaud comme un gâteau pour repartir de l’avant, avec comme objectif principal de connaître une fin de voyage aussi palpitante que ce que j’ai vécu jusqu’à présent !

Je pense donc que cette petite baisse de régime a en grande partie été causée par un début de semaine qui, presque trop agréable, a laissé une sorte de vide dans ma vie quotidienne lorsque les choses ont commencé à se gâter. En effet, c’est avec Capu, Candice, Cris et Mathilde, les 4 fameuses et charmantes Lilloises rencontrées à Ushuaia, puis retrouvées à El Calafate, que j’ai passé la journée de dimanche, journée difficile après la folle soirée de la veille ! Elles aussi, fraîchement débarquées à Buenos Aires le samedi, avaient connu une nuit des plus agitées et n’étaient pas beaucoup plus motivées que moi pour s’attaquer à une visite approfondie des hauts lieux culturels de la ville. En plus l’une d’entre elles, dont je tairai le nom pour des raisons de secret professionnel auquel je suis tenu, avait même eu la bonne idée de faire un petit tour par la case urgence de l’un des hôpitaux locaux vers 3 heures du mat’, tandis qu’une seconde n’est pas passée loin de la même punition pour cause de verre apparemment drogué, donc on comprendra aisément que l’option « déjeuner en terrasse jusqu’à 18 heures » a été levée assez rapidement ! Cela me convenait parfaitement car cela nous a permis de discuter tranquillement pendant tout l’après-midi, avant de finalement nous motiver et… partir faire les boutiques pendant plus de 2 heures ! Je n’avais plus connu la joie de jouer les gardes du corps pour un groupe de Pretty Women accrocs au shopping depuis des siècles et c’est avec un grand plaisir que j’ai fait la tournée des enseignes de luxe que l’on trouve par dizaines à Palermo, quartier dans lequel nous avions gentiment légumé en cette fin de weekend agité. Mais cette journée ne fut pas totalement improductive sur le plan culturel car le soir même j’ai décidé de retourner à la Cabrera, ce restaurant magique où la viande servie, certainement la meilleure du monde, a provoqué chez les filles des réactions quasi-orgasmiques aisément compréhensibles lorsque l’on a goûté une fois dans sa vie à ce miracle culinaire ! C’est toutefois avec un groupe restreint que nous nous sommes partis dîner car l’une des quatre voyageuses de choc, dont je tairai toujours le nom, ne s’était vraiment pas remis de sa soirée de la veille et avait opté pour une sieste plutôt que pour un festin digne de ce nom. D’ailleurs ca va Capu tu as eu le temps de t’en remettre depuis… ? Oh pardon, je crois que je viens de te trahir mais, promis, je ne l’ai presque pas fait exprès !

Heureusement une bonne nuit de sommeil m’a permis de me réveiller frais et dispo le lundi matin, ce qui allait être indispensable pour la journée de visites qui se profilait à l’horizon. En effet Pierre, que j’avais revu pour la première fois depuis très longtemps à l’assado qui avait organisé en son honneur le samedi précédent, a eu la gentillesse de me consacrer toute sa journée pour me faire faire une balade digne de ce nom dans les différents quartiers de Buenos Aires. Je l’ai ainsi retrouvé à 9h30 à Palermo pour un petit déjeuner très intéressant, au cours duquel nous avons longuement discuté de la création possible d’un business ensemble dans un avenir proche, puis nous avons sauté dans un bus pour nous attaquer à la découverte d’un quartier haut en couleurs, au sens propre comme figuré, nommé La Boca. Lorsque je parle de quartier haut en couleurs je pèse mes mots car il faut savoir que les maisons qui le constituent, construites à seulement quelques mètres du port, ont été peintes dans des couleurs vives par les immigrants qui, après leur arrivée en Argentine au siècle dernier, ont essayé de d’apporter une touche de gaieté dans leurs vies qui se caractérisaient alors par leur caractère particulièrement dur. Depuis le filon touristique a été exploité, ce qui a engendré une généralisation de la peinture de ces habitations, et c’est au milieu d’un véritable feu d’artifice de couleurs flashy que l’on peut déambuler, dans un périmètre qui se restreint toutefois à 4 ou 5 rues. Mais cette caractéristique esthétique n’est pas la seule raison de la notoriété de ce quartier. Il s’agit en effet de l’un des plus chauds de Buenos Aires et les conditions de sécurité y sont plus que limites lorsque l’on sort des sentiers battus. C’est d’ailleurs ce que nous avons pu expérimenter lorsque nous avons prolongé notre balade jusqu’à la Bombonera, le stade mythique du club de foot de Boca Juniors, l’un des plus connus et réputés du pays. Nous avons donc eu l’occasion de vérifier que l’insécurité à cet endroit y est réelle car, suivis à vélo par un type dont les intentions étaient parfaitement claires, nous avons été obligés de rebrousser deux fois chemin, de nous planquer dans un magasin, puis d’accélérer le pas jusqu’à la station de bus pour pouvoir repartir avec l’intégralité de nos affaires !

Après cette petite expérience désagréable nous avons choisi de nous diriger vers des quartiers plus sécurisés et c’est tranquillement à l’abri sur le quai de Puerto Madero, un quartier moderne constitué de hautes tours construites au cours des 10 dernières années, que nous avons déjeuné. La suite de cette journée nous a vu marcher longuement, sans jamais interrompre notre longue conversation, dans le Centro, le quartier d’affaires, dans le quartier de Recoleta, le quartier chic de la ville dans lequel nous sommes entre autres allés visiter un cimetière dont la beauté n’a rien à envier au Père Lachaise, et dans une partie de Palermo, où nous avons pris un café dans le bar du musée d’Art Moderne, et cela juste après être allé nous perdre dans un quartier résidentiel constitué de villas de luxe. C’est donc après plus de 8 heures de marche que nous sommes enfin allés nous poser chez Pierre pour un repos bien mérité ! Mais celui-ci ne fut que de courte durée car vers 20 heures Sofia nous a rejoint après sa journée de travail, et nous sommes partis dîner tous les 3 dans un restaurant typique, un peu dans le style « vient dîner chez grand-mère, la déco y est d’origine », où nous avons assez rapidement fait un sort aux pizzas qui nous y ont été servies ! Puis à 22 heures j’étais de retour à mon hôtel, et j’ai sombré rapidement dans un sommeil sans rêve qui m’a fait un bien fou.

Le lendemain matin, motivé pour une nouvelle journée de visites, j’ai radicalement changé de rôle et j’ai cette fois-ci endossé mon costume de guide touristique pour faire bénéficier les filles de mes connaissances toutes neuves portant sur la capitale argentine. Je ne me suis d’ailleurs pas franchement beaucoup foulé pour innover car je leur ai fait faire plus ou moins à la rue près le tour que j’avais effectué la veille mais c’était cette fois-ci avec un regard totalement différent que je redécouvrais les quartiers de la Boca et de Recoleta. J’ai donc eu la chance de contempler 2 fois en 2 jours les maisons colorées du quartier chaud de la ville. Mais cette fois-ci les escapades dans les ruelles mal famées ont été troquées contre un café en terrasse, avec spectacle de tango en prime, ce qui m’a évité de prendre le risque de devoir défendre l’une de mes 4 protégées contre un favelado armé d’un couteau ! Même si je n’avais pas moi-même un aspect très rassurant avec mon bonnet enfoncé jusqu’aux oreilles et ma barbe qui repousse tranquillement depuis maintenant plus d’un mois je ne me sentais pas suffisamment sûr de mes techniques de combat en corps-à-corps pour prendre des risques inconsidérés ! Puis notre promenade s’est poursuivie dans les quartiers chics, avec un passage rapide dans le cimetière où sont enterrées les plus grandes familles argentines, et s’est achevée par un dîner copieux dans l’un des nombreux restos que compte cette ville.

La soirée fut elle en revanche innovante car, après être passé me changer à mon hôtel, j’ai retrouvé mes atouts charme de la semaine à leur auberge et nous avons rejoint Quentin, un de leurs amis français croisé complètement par hasard dans la rue quelques heures plus tôt, à une soirée tango à la Catedral, un lieu aussi impressionnant qu’étonnant. Il s’agit en effet d’un immense hangar, aménagé dans un style grange-grenier-exposition d’antiquités aussi réussi qu’original, et nous avons eu la chance d’y observer pendant 2 bonnes heures des couples évoluer avec une dextérité et une grâce sensuelle, voire quasiment sexuelle, qui nous a littéralement charmée. Impressionnés par leur talent nous n’avons pas osé nous ridiculiser en prenant part à la fête, et c’est dans un coin perdu de la salle que nous nous sommes finalement mis à danser le rock, une danse que nous maîtrisions tous beaucoup mieux que le tango ! D’un autre côté cela a eu son petit effet car l’exotisme de notre déhanché a semblé intriguer suffisamment les argentins présents ce soir là pour nous conférer pendant quelques minutes le statut de « stars de la soirée » ! Puis, suffisamment motivés par cette ambiance assez unique pour vouloir approfondir nos découvertes nocturnes, nous avons atterris à la Kika, une boîte plus traditionnelle où nous avons expérimenté d’autres aspects de la vie festive de Buenos Aires. Mais c’est surtout là où j’ai dit adieu à mes filles (car oui, j’avais endossé d’un commun accord avec elles le rôle de chef de famille !) car elles embarquaient le lendemain matin à bord d’un avion qui allaient les emmener en Australie, où elles s’apprêtent à passer le prochain mois et demi de leur voyage. Et c’est surtout là que les choses ont commencé à se dégrader pour moi.

A mon réveil mercredi matin j’ai en effet connu un bon coup de déprime, certainement causé par un effet conjoint de la fatigue physique que je connaissais, de la perspective de retourner à un mode de voyage solitaire après avoir passé beaucoup de temps avec Pierre, un ami vraiment proche, et les filles, que j’ai adorées dès le moment où je les ai rencontrées, et d’un mal du pays que n’avais jamais connu depuis le début de mon tour du monde. C’est donc avec un nuage bien noir qui embrumait mon cerveau que j’ai attaqué ce lendemain de cuite, mais heureusement j’ai pu prendre un café dans l’aprèm’ avec ledit Pierrot, ce qui m’a fait beaucoup de bien. Mais à partir 17 heures je me suis à nouveau retrouvé seul et mon moral a rapidement rechuté. En fait, paradoxalement, je crois que cet état était dû au fait que j’ai aujourd’hui apporté une réponse à toutes les questions existentielles que je me posais avant mon départ et que j’ai eu peur de ne plus retrouver dans la suite de ce voyage l’intérêt qui en a fait son charme et son succès jusqu’à présent. Je suis désormais parfaitement au clair sur ma situation sentimentale, sur mes attentes sur le plan professionnel, sur le type de vie que je veux mener à mon retour, sur la connaissance des personnes sur lesquelles je peux véritablement compter et, surtout, sur qui je suis en tant que personne dotée de forces et de faiblesses, de qualités et de défauts. Bien évidemment la connaissance de soi est une quête perpétuelle qui ne peut pas être achevée en une vie, mais le chemin que j’ai parcouru en 6 mois est tel que j’ai eu pendant ces quelques jours l’impression que la partie la plus importante de mon expérience internationale venait de s’achever. Comme je le disais la semaine dernière ce voyage est donc à mes yeux une réussite totale, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver un vif sentiment de nostalgie en repensant à tout ce que j’ai appris lors de la première partie de ce périple, et j’ai eu du mal à me souvenir du fait qu’il me reste pourtant très exactement 3 mois incroyables à vivre aussi pleinement que possible.

C’est malgré tout un peu plus en forme que la veille que j’ai quitté jeudi matin l’hôtel dans lequel j’avais passé quasiment une semaine, et que j’ai rejoint Pierre chez lui pour un café rapide avant de me rendre à la gare de bus d’où j’allais partir pour Rosario. J’avais choisi cette destination car elle se trouvait sur ma route vers l’ouest, et donc vers le Chili, mais surtout parce qu’il s’agissait de la ville de naissance du Che Guevara et que cela m’amusait de découvrir l’endroit où un personnage aussi mythique avait vu la lumière du jour pour la première fois ! Je n’allais pourtant pas rire très longtemps et mon moral allait rechuter rapidement car, après 4 heures de bus au cours desquelles j’ai essentiellement dormi, j’ai débarqué dans la capitale mondiale du glauque et du sordide…

Jusqu’à présent je n’imaginais pas qu’une ville puisse être totalement, absolument et complètement dénuée du moindre intérêt quelconque. Mais c’est pourtant bien dans une agglomération sale, moche et délabrée que j’ai débarqué en fin d’après-midi. Tout était tellement déprimant que j’ai même du mal à trouver les mots pour décrire ce que j’y ai observé… En gros Rosario réussit pour moi l’exploit inégalable d’allier le charme des quartiers chauds de Clermont-Ferrand au potentiel touristique des quartiers sud de Melun ! Si je devais énumérer les choses les plus intéressantes que j’y ai vues au cours de la balade d’un peu plus d’une heure que j’ai malgré tout eu le courage d’effectuer, voici la liste parfaitement exhaustive que j’en ferais : une palanquée de fans de tuning, un sosie de Thierry Roland, une fille aux cheveux violets, un magasin spécialisé dans la vente de jantes en alu et une vieille qui puait encore plus que les poubelles qu’elle fouillait. Voilà, c’est tout, après circulez, il n’y a plus rien à voir ! Et pompom de la pomponnade de cerise sur le gâteau, j’ai en plus atterri dans une auberge dégueulasse dans laquelle je me suis retrouvé nez-à-nez dans ma douche avec un cafard gros comme mon pouce, et où j’ai subi jusqu’à une heure tardive les cris hystériques de 3 Israéliennes qui avaient décidé de faire la fête pendant toute la nuit sous la fenêtre de mon dortoir qui donnait directement sur le patio.

Pourtant cette halte n’a pas été totalement dénuée d’intérêt car j’ai eu l’occasion d’y faire une découverte qui, pour moi, restera à tout jamais une énigme impossible à résoudre : bizarrerie de la nature ou provocation du destin, Rosario compte parmi sa population un nombre hallucinant de filles mignonnes, aux mensurations dignes de celles requises pour postuler à des castings de défilés de mode. Bon, il faut être honnête, les prétendantes aux podiums ont malgré tout à peu près autant de classe que de beurre au cul, mais comme le diraient les philosophes des temps modernes « tant que ce n’est pas pour les épouser rien n’empêche de les envisager » !!! Mais cela ne m’a pas pour autant convaincu de me faire de vieux os dans ce port de l’angoisse où j’avais déjà passé trop de temps à mon goût. Le lendemain matin j’ai donc rapidement plié bagages et je me suis rendu fissa à la gare routière d’où je souhaitais quitter au plus vite ce bouge infâme. Mais avec la chance que j’avais les bus étaient complets et, après avoir dans un premier temps cru devoir rester sur place 24 heures supplémentaires, j’ai finalement trouvé in extremis une place dans un bus qui partait pour Cordoba 3 heures plus tard. Cela m’a donc laissé le temps de moisir pendant un bon moment dans un bar à l’image de la ville, à savoir sale, moche, puant et plein de vieux déprimants, mais à 14h30 le cauchemar a pris fin et c’est avec une joie non dissimulée que, toujours sous la pluie, je me suis mis en route pour une destination un peu plus glamour.

Pourtant mes galères étaient loin d’être finies car lorsque je suis arrivé vers 21h à Cordoba dans la guesthouse dans laquelle j’avais choisi de passer 2 ou 3 jours, j’ai appris par le type de l’accueil, aimable comme une porte de prison, que je ne pourrais pas y passer plus d’une nuit. En effet l’établissement était complet le lendemain à cause des célébrations du bicentenaire de la ville qui rameutaient une foule considérable. Et lorsque je lui ai demandé quelles étaient les options possibles pour moi il m’a répondu avec un détachement qui faisait plaisir à voir que « j’étais bien dans la merde parce que tout était surbooké » ! Ma première activité ici a donc consisté à faire, à 22h30, une tournée de la ville pour trouver une solution de repli pour le lendemain soir. La mission était loin d’être gagnée d’avance mais je suis parti dans le froid et la nuit avec comme idées maîtresses que « chaque problème a une solution » et que « quand on veut on peut ». Et là, c’est clair, je n’avais absolument pas envie de dormir dehors ! Mais il faut croire que les Dieux étaient contre moi ce jour là car, me rendant à une adresse dégotée sur une liste des auberges de la ville, je suis tombé sur… un immeuble résidentiel dans lequel aucun hôtel n’avait jamais du voir le jour ! Et lorsque je me suis rendu à une seconde adresse provenant du même guide, après être passé par des ruelles désertes seulement animées par des travelos faisant le tapin… l’établissement était encore une fois fantôme ! Heureusement, j’étais passé lors de mon expédition nocturne devant un refuge pour backpackers et je m’y suis donc rendu après avoir connu ces deux échecs successifs. Là, pour que la fête soit complète, j’ai eu l’excellente idée de manquer de me casser le doigt en me le coinçant dans la porte d’entrée, mais à partir de là les choses ont commencé à s’arranger. En effet les dortoirs étaient tous complets pour le lendemain mais les types de la réception ont été adorables et ont appelé leurs copains pour savoir s’ils pouvaient héberger pour une nuit un pauvre petit français perdu tout seul dans le fin fond de l’Argentine ! Et cela a été payant car 5 minutes après avoir trouvé refuge chez ces bons samaritains je repartais avec une réservation pour un lit douillet pour le samedi soir.

Après toutes ces émotions des dernières 48 heures je n’ai donc pas prolongé ma découverte de Cordoba by-night et ce n’est que le lendemain matin que je me suis attaqué à la visite d’une ville au charme relatif, mais qui présente l’avantage d’offrir à ses touristes quelques très jolies places ornées de bâtiments imposants, au style architectural d’influence espagnole, et un centre ville constitué de rues piétonnes et commerçantes qui donnent le sentiment de déambuler dans un centre commercial géant à ciel ouvert. Mais de toute façon, après mon passage à Rosario, je suis sûr que même si on m’avait parachuté dans une cité minière du trou du cul de la Biélorussie j’aurais été subjugué par son charme et sa beauté ! Et c’est donc par une bonne journée de marche, à flâner le nez au vent au milieu des boutiques et des préparations des festivités du soir même, que j’ai achevé cette semaine étrange qui restera, je pense, à la fois l’une des meilleures et l’une des pires de mon voyage. Mais bon, cela fait quand même du bien de se prendre une petite claque au moral une fois de temps en temps, cela permet de remettre les idées en place et de profiter encore un peu plus par la suite de la chance que l’on a de vivre une expérience aussi exceptionnelle que celle qui est la mienne à l’heure actuelle !